LES ARTICLES DE SPICA SUR L'UFOLOGIE
Les événements marquants de l'ufologie française 
 
Pour ce deuxième numéro de SPICA NEWS, je vous propose de vous intéresser aux cas et événements les plus marquants de ces cinquante dernières années en France. Ces cas ont pour la majorité été enquêtés par les groupements privés, ainsi que par la Gendarmerie ou le GEPAN (Groupement d'étude des phénomènes Aériens Non identifiés). 
Faisons un survol de ces cas pour ne pas lasser les ufologues confirmés, mais surtout pour montrer à nos lecteurs qu'ils existent en France des cas troublants du phénomène OVNI. 
 
18 juillet 1952 – Fin d'après-midi – Lac Chauret (Puy de Dôme) 
Un ingénieur, M. A.F., observe et prend une série de photos d'un disque volant en mouvement. Ses clichés
sont considérés comme authentiques et exceptionnels, et furent analysés scientifiquement par le feu
astrophysicien Pierre Guérin. 
 
1954 Vague d'observations et d'atterrissages en France 
(des centaines de cas) 
 
10 septembre 1954 – 22h30 – Quarouble (Nord) 
Un ouvrier métallurgiste, M. M.D. (34 ans), sortit de sa maison, lorsque son chien aboya, il vit un objet
sombre sur la voie de chemin de fer ainsi que deux nains marchant vers l'objet. Le témoin essaya de les
arrêter, mais il fut paralysé par une lumière orange projetée sur lui. 
Les créatures étaient de hauteur inférieure à 1 mètre, trapues et portaient des scaphandres sombres. 
Paralysé, le témoin observa la disparition des êtres et de l'engin dans une lumière rougeâtre. 
La triple enquête fut menée par la Police, la Gendarmerie et la DST. On trouva sur la voie ferrée cinq 
empreintes symétriques provenant d'un engin dont le poids serait d'une trentaine de tonne. 
 
1 juillet 1965 – 05h00 Valensole (Alpes de Hautes Provence) 
Au petit matin, M. M.M., cultivateur de lavande de 41 ans, réputé pour son sérieux, surprend deux petits
êtres à grosse tête, descendus d'un étrange engin en forme de ballon de rugby, qui examinent et cueillent
des plants de lavande. 
Les êtres semblent enfin remarquer sa présence et l'un d'eux braque, vers le témoin, un petit tube qui le
paralyse. Les êtres remontent en vitesse dans l'engin qui décolle sans bruit et disparaît. 
Les gendarmes enquêtent et trouvent de nombreuses traces. Sur le site d'atterrissage, la terre est
complètement déshydratée, et la lavande mettra plusieurs années avant de repousser correctement. 
 
'Sources L.D.L.N. – O.U.R.A.N.O.S. – Vallée" A suivre 
 
Jean-Jacques GOETSCHY 
RUBRIQUE UFOLOGIQUE et OUVRAGES RECOMMANDES (UFO et CROP) 
 
OVNIS: UN DEMI SIECLE DE RECHERCHES -282 pages – 
Editions REBIS - Jacques DUMONT (2001> 
Ce livre n'est pas un simple ouvrage ufologique classique, mais une mine d'or d'informations et de documentation. Pour tout ceux qui veulent en savoir plus sur le phénomène actuel. 
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LES CHIRURGIEN FURTIF (petit format) 
Editions du livre bleu - Jann MEGE - (2001> 
Une analyse pas très convaincante du phénomène des mutilations animales, à se demander Si l'auteur s'y intéresse vraiment. 
(Au fait, les mutilations animales continuent de plus belle aux Etats-Unis et surtout en Argentine) ©© 
Pour ceux qui s'intéressent aux mutilations animales, le livre le “ grand carnage ” de Michel GRANGER (386 pages, et introuvable pour le moment) sera réédité en 2003 chez J.M.G. éditions, sous le titre “ Mutilations de bétail en Amérique et ailleurs... 30 ans de mystère). 
 
LA PROPHETIE DES OMBRES (392 pages) 
Editions Presse du Châtelet - John A KEEL (2002) 
John KEEL, figure légendaire du milieu ufologique anglo-saxon, mène l'enquête sur des cas les plus étranges et effrayants, à POINT PLESANT en Virginie en 1966. ©©© 
Pour les amateurs de film existe en VHS ou DVD avec Richard GERE et Laura LINNEY. 
 
ILS EN SAVAIENT TROP SUR LES SOUCOUPES VOLANTES 
Editions Presse du Châtelet - Grav BARKER (369 pages) 
Le livre qui a révélé l'existence des MIB (Men in black), Hommes en noir. En 1953, l'international flying saucer bureau (I.F.S.B.) cesse brutalement toute activité. Son fondateur AL BENDER déclare j'ai eu la visite des M.l.B. et s'éclipse. Mystère ou Intox, lisez le livre pour les amateurs d'ufologie. ©©© 
 
LES CERCLES DANS LES BLES ET LEUR MYSTERE (Recherches scientifiques et légendes) 
Editons du Faure - Eltio HASELHOF (157 pages> 
68 superbes photos aériennes et terrestres de cercles dans les blés. Le livre de l'année, surtout après le succès du film “ SIGNES ”. Ce livre nous apporte un peu plus d’éclaircissements sur un phénomène qui est passé complètement à la trappe en France. Pour les curieux, les chercheurs, les amateurs de crop, ou tout simplement pour ceux qui aiment l'art (le land art), ce livre est absolument fantastique à tout point de vue. ©©©© 
 
VIENT DE PARRAÎTRE 
 
• LA SCIENCE FACE A L4ENIGME DES OVNI 
Editions Presse du Châtelet – Peter A. STURROCK. 
• OVNI ET ARMES SECRETES AMERICAINES  
Editions Albin Michel – Jean Pierre PETIT 
 
A PARRAÎTRE 
 
• LA VIE VIENT D'UNE INTELLIGENCE SUPERIEURE (O.V.N.l. et hypothèses) 
Editions J. M. G. - Jean SIDER. 
• LES ENFANTS DE LA MATRICE (conspiration mondiale, O.V.N.l, etc...) 
 
A suivre.... 
J.J. GOETSO}1Y 
 
© S'abstenir - ©© A lire - ©©© Excellent - ©©©© Mérite votre bibliothèque - 
RUBIQUES UFOLOGIQUES ET LIVRES RECOMMANDES - Sous la loupe
 
• OVNIS et armes secrètes américaines. 
Editions Albin Michel - Jean-Pierre PETIT (2003) ©©©© 
 
L’auteur astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, scientifique et spécialiste de la « MHD » (magnétohydrodynamique>, nous entraîne dans un voyage aux frontières de la science. Au cours d'un congrès en Angleterre des collègues américains lui fond des confidences extraordinaires, sur; 
 
1. leur black-project * 
2. sur la M.H.D. qu'il aurait poursuivi dans le secret le plus absolu à la barbe de l'Europe, les européens ont 25 ans de retard (commentaire de J.P.P.) 
3. Sur un engin nommé Aurora et qui volerait à 10.000 km/h et à 60 km d'altitude depuis les années 90. 
4. et sur diverses armes secrètes (ex: torpilles hypervéloces filant à 2.000 km/h.  
5. des confidences stupéfiantes liées aux ovnis et surtout au crash de Roswell, avec récupérations d'épaves d’origine extra-terrestre et tout qui s’en suit (récupération de technologie extra-terrestre qui aurait changé le monde) 
6. J'avertis le lecteur que, s'il se plonge dans ce livre il ne pourra pas s'en sortir avant sa fin, surtout avant la première partie. Certes, le 2ème volet de ce livre comporte le dossier ummo° cher à J.P.P., qui comporte de nouveaux faits à ce long dossier. Les initiés apprécieront les autres peut-être un peu moins. 
7. Le livre commence à porter ses fruits. L'interview de J.P.P. dans « Top secret n°06, les armes secrètes américaines ». Extrait: « mon livre a obligé les militaires français à faire des révélations, en effet je me moque tellement du retard français en matière d'armement de pointe que la D.G.A. (délégation générale d'armement) s'est sentie obligée de faire état de quelques gadgets ». Profitons-en pour saluer le courage de ce scientifique tenace. 
 
* Black project: les projets noirs sont, aux Etat-Unis des programmes d'armement militaire destinés à financer la conception d'avions aux performances technologiques et aux formes originales les plus avancées. 
° Ummo: étrange affaire qui a surgi au début de l'année 1965 en Espagne. Un gouvernement extra-terrestre ummites, aurait contacté par lettres dactylographiées postées des quatre coins du monde, des scientifiques, des ufologues, concernant leur venue, de leur savoir, de leurs intentions. (l'affaire ummo est née). 
UFOLOGIE 
 
UFOLOGIE – UFOLOGUE – RECHERCHE PRIVEE 
Pour ce premier numéro de "SPICA NEWS", je vous propose de mieux cerner ou de comprendre cette grande énigme qu'est l'ufologie. Au fil d'années de recherches (23 ans), je me suis souvent rendu compte que le grand public percevait assez mal qui sont les ufologues et les groupements privés, et surtout le crédit qu'on peut leur accorder. Il semble bien que le milieu ufologique soit considéré par la majorité du public comme très fermé ; presque réservé. Autant le dire tout de suite, tout cela est faux ! Certains penseront qu'il s'agit d'un mouvement ou d'une secte. Là encore, je vous détromperais.  
Les ufologues ne sont pas porteurs d'un message, d'une doctrine, d'une idéologie, comme un parti politique. Contrairement à des idées reçues, l'ufologie n'est pas une nouvelle religion. Rien ne diffère un ufologue d'un astronome penché sur son télescope, ou d'un archéologue penché sur de vielles pierres ; sa démarche est identique ou presque. Bien que l'ufologie ne soit pas encore une science officielle (elle le deviendra peut-être), les ufologues se penchent depuis plus de 50 ans ou plus sur ce mystère dont ils croient (la plupart d'entre eux) discerner une forme d'intelligence. Il ne s'agit pas pour autant de croire ou de ne pas croire au phénomène OVNI. L'ufologue constate et subit la réalité d'un phénomène qui peut paraître comme aberrant et qui se manifeste dans notre environnement, et peut dans certains cas laisser des traces (au sol, radar, ect…) Alors là, l'ufologue constate et analyse le phénomène. 
 
L'UFOLGUE ET SON TRAVAIL 
L'ufologue est généralement extrêmement ouvert. Navré de devoir vous le dire, mais vous ne reconnaîtrez pas un ufologue dans la rue: il ne porte pas de badge, sauf en service. Un ufologue n'est pas forcément passionné de science-fiction, même si cela arrive. En fait, c'est quelqu'un comme tout le monde. Contrairement à ce que l'on pense, son travail n'est pas facile. Le travail le plus important, le plus excitant mais aussi le plus ingrat, c'est la recherche de témoignages. Dès qu'une information lui parvient, l'ufologue-enquêteur prend rendez-vous avec les témoins, et c'est à partir de là qu'il sera possible de savoir si nous nous trouvons en présence d'un phénomène naturel ou artificiel ou si au contraire nous sommes confrontés à un "authentique OVNI". L'enquêteur collabore souvent avec la gendarmerie et différents organismes. En effet, outre les témoins sincères, il arrive quelquefois que l'enquêteur ait affaire à des mystificateurs en quête de publicité, et croyez-moi, ils ne sont pas toujours faciles à découvrir. Parallèlement au travail considérable de l'enquêteur, d'autres recherches (astronomiques, aéronautiques, météorologiques…) sont nécessaires pour analyser les témoignages et dresser ainsi différentes hypothèses, tendant à mieux cerner le phénomène. Par ailleurs une abondante littérature existe sur les OVNI et se vend bien. Alors pourquoi avoir des scrupules d'être ufologue? J'arriverai au terme de cet article en espérant que l'ufologie n'est plus une inconnue pour vous, et que peut-être cette recherche personnelle
vous tentera. 
 
LES PREMIERS GROUPES IMPORTANTS EN FRANCE 
• OURANOS 
La commission d'études Ouranos : c'est la première commission privée à voir le jour en France.
Elle a été crée le 24 juin 1951 par un juriste français, Marc THIROUIN. Actuellement, elle n'existe plus. 
• L.D.L.N. 
Lumières dans la nuit : c'est vers la fin des années 1957 que naquit en France cette nouvelle organisation. Elle fut créée
par Raymond VEILLITH. En1978, L.D.L.N. dispose de quelques 2500 enquêteurs répartis sur l'ensemble du territoire
national. Les enquêteurs de L.D.L.N.
viennent de tous les horizons, leur formation et profession sont très diverses (l'ouvrier d'usine côtoie le scientifique).
Actuellement, L.D.L.N. n'existe qu'en revue. 
• G.E.P.A. 
Le groupement d'études des phénomènes aériens : c'est en 1962 que naquit le G.E.P.A sur l'initiative du général
d'aviation Lionel CHASSIN. La personnalité de son fondateur fit que très rapidement le G.E.P.A. s'imposa en France.
Il bénéficia d'une audience certaine dans les milieux de l'armée et surtout scientifiques. 
Images : les trois revues Ouranos, LDLN et GEPA 
Jean-Jacques Goetschy 
(Avertissement : Jean-Jacques nous a expliqué comment un ufologue voit ses recherches. Malheureusement, des
personnes peu scrupuleuses utilisent cette recherche ainsi que le nom à des fins pécuniaires et sectaires.) 
Formation ufologique 
 
Déroulement d’une enquête 
Une enquête commence par l’appel d’un témoin qui a été surpris par un phénomène qu’il n’a pu identifier. Lors de cet appel il est important de prendre le maximum d’informations et principalement les coordonnées du témoin. A cet effet nous avons réalisé une feuille permettant de faciliter cette prise de signalisation. 
La « notification d’une signalisation » se compose de 12 parties 
- Les coordonnées du témoin : il est impératif d’avoir ces informations afin de pouvoir reprendre contact avec lui. Sans ces informations, le témoignage n’a aucune valeur, sauf pour information dans le cas où un autre témoin se présenterait 
- Informations sur le contact : comment et quand nous avons reçu ce témoignage. 
- Données temporelles : date et durée de l’observation. 
- Données géographiques : où a eu lieu l’observation. 
- Type de phénomène : description du phénomène (cases à cocher). 
- Déplacement du phénomène : comment et d’où à où s’est déplacé le phénomène (cases à cocher). 
- Description de l’observation : texte relatant le récit du témoin avec les différentes phases du phénomène. 
- Condition d’observation : dans quelles condition et circonstance le témoin a-t-il observé le phénomène. 
- Autres actions du témoin : avec qui le témoin a-t-il parlé des faits. 
- Connaissance du témoin : le niveau d’étude et les connaissances du témoin. 
- Autres informations : astronomiques, météorologiques, aéronautiques, etc. 
- Les autres témoins : les coordonnées des autres témoins 
- Le cadre réservé à l’enquêteur : son nom, ses impressions, ses remarques sur les recherches à faire, ses commentaires. 
 
Penser à demander au témoin s’il est possible de le rencontrer si une analyse plus ample est nécessaire, si oui voir quels sont les moments qui le dérangent le moins. 
 
Une fois que nous avons le récit de l’observation 
Une fois que nous avons le récit du témoin, nous devons rechercher les différents événements qui se sont déroulés dans le laps de temps de l’observation. Ces événements sont multiples 
- Les événements astronomiques : ce ne sont pas les étoiles, ni les galaxies qui peuvent provoquer une observation insolite, mais les planètes peuvent provoquer des confusions, pas les planètes comme Mercure, Pluton, Neptune ou Uranus, mais principalement Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. La Lune aussi peut apporter de nombreuses surprises. 
- Les événements aéronautiques : il est important de connaître la circulation aérienne dans le secteur où s’est déroulé l’observation, bon nombre de témoins ont été surpris par un avion vu dans des conditions particulières. Souvent la combinaison de différents événements, avion plus Soleil, avions plus nuages etc. 
- Les événements météorologiques : bien que ce soient rarement les nuages qui sont la cause d’une observation, il est nécessaire d’avoir ces données pour une éventuelle combinaison des événements. Mais il y a des nuages qui ont parfois des formes bien particulières, comme les nuages lenticulaires. Parfois ce sont des combinaisons météorologiques qui sont à l’origine de phénomènes comme les vortex plasmatiques. 
- Les événements médiatiques : des fêtes, des manifestations culturelles ou sportives, des meetings, parfois lors de telles manifestations il y a des animations pouvant provoquer des observations. Pensez aux lâchés de ballons, feux d’artifices etc. 
 
Ces vérifications sont à faire, sauf s’il est vraiment improbable que l’une d’entre elle n’est pas nécessaire exemple si le phénomène est exclusivement au sol, il n’est pas nécessaire de vérifier l’astronomie. 
 
Si les premières vérifications ne donnent aucun résultat pouvant expliquer avec certitude le phénomène, il est nécessaire de reprendre contact avec le témoin ce sera le thème de notre prochaine formation 
Formation Ufologique
 
Si les premières vérifications ne donnent aucun résultat pouvant expliquer avec certitude le phénomène, il est nécessaire de reprendre contact avec le témoin.  
- Téléphoner au témoin pour avoir des informations complémentaires pouvant aider à l’identification, 
- Envoyer au témoin un descriptif d’observation en attendant de pouvoir le rencontrer, 
- Prendre rendez-vous avec lui pour voir sur le terrain ce que le témoin a observé, et dans quelles conditions. 
 
Ce dernier point permet d’avoir, avec le plus de détails possibles, la description et la visualisation exact de l’observation du témoin. Ceci ne veut pas dire que c’est réellement ce qui a été observé, il faut savoir que chaque témoin est différent, chaque personne exagère plus ou moins ce qu’il a vu, à nous d’en tenir compte. 
 
D’autres données pouvant aussi avoir une grande importance 
Parfois on a l’impression que les données ci-dessus suffisent pour identifier un phénomène. Bien que ces données vont permettre d’identifier la grande majorité des observations, il est parfois nécessaire d’aller plus en avant, voir même parfois très loin. 
Suivant l’observation nous pouvons avoir besoin de recherches sur : 
- Véhicule du témoin : Pouvant expliquer pourquoi dans certains cas un véhicule s’arrête ou non. Il est important de noter le type exact du véhicule, ceci naturellement si ce dernier était concerné lors de l’observation. 
- Nature du terrain : Lors de certaines observations, comme des lumières près du sol, la nature du terrain peu nous donner éventuellement une identification ex : un terrain marécageux peut provoquer des gaz (méthane) pouvant s’enflammer au contact de l’air. 
- Environnement du lieu d’observation : Quelle infrastructure entoure le lieu d’observation, le type de bâtiments, de routes, voies ferrées, centrales électriques, structures militaires, émetteurs, etc… 
- Environnement historique : lors d’une observation importante qui ne trouve pas d’identification, il est également nécessaire de connaître ce qui s’est déroulé dans ces environs d'un point de vue historique, géologique, religieux, etc. Ces informations peuvent remonter jusqu'à des époques reculées. Naturellement dans l’historique on y retrouvera également les différentes observations insolites qui ont eu lieu dans le secteur. 
- Analyse photographique : Si le témoin a fait des photos ou un film vidéo il s’agit d’analyser ses vues afin de vérifier s’il n’y a pas de trucage. Il faut savoir qu’avec les moyens informatiques d’aujourd’hui, il est facile de trafiquer une image ou un film vidéo. Afin de diminuer cette possibilité de fraude, il est nécessaire d’avoir l’original de la prise de vue, pour les photos, c’est le négatif. Mais sachez, que même avec les originaux, le trafic est possible. 
- Analyse d’objet : si un témoin prétend avoir trouvé un objet provenant du phénomène observé, il est nécessaire d’en faire une analyse précise, ceci naturellement s’il vous présente autre chose qu’une agrafeuse ou un objet courant de notre environnement. 
- Une multitude d’autres recherches : Suivant les circonstances les recherches peuvent s’étendre à tous les domaines scientifiques, voir même non scientifiques, que ce soit à la zoologie, la minéralogie, l’astronautique, la physique, la chimie, et j’en passe des dizaines. Toutes les recherches peuvent entrer en ligne de compte, ceci suivant les diverses idées des enquêteurs lors de l’analyse des faits. 
 
Le dossier du phénomène : 
Ce dossier doit comprendre toutes les recherches qui ont été faites sur le phénomène, que ce soit du premier appel du témoin, à la dernière analyse ou recherche de l’enquêteur. Un dossier comprenant toutes les recherches entreprises peut être repris à tout moment. Il faut savoir que tant qu’un phénomène n’a pas trouvé son explication, ce dossier reste ouvert. Les dossiers avec des phénomènes identifiés peuvent permettre, quant à eux, d’aider à l’identification d’un autre phénomène. Actuellement, en cours de réalisation, un programme informatique facilitera la réalisation des principaux rapports, mais permettra également d’alimenter la base de données qui elle retracera les différents phénomènes avec les informations de base. 
 
Lors de notre prochaine formation nous verrons comment se comporter face à des témoins 
Arbeitstagung der UFO-Phänomen Forscher Deutschlands 
Forum de travail des chercheurs sur le phénomène OVNI d’Allemagne 
 
Les 4 et 5 octobre 2003 s’est déroulé le colloque des ufologues allemands
à Cröffelbach (près de Heilbronn). Jean-Jacques Goetschy, Dominique
Schall et Christian Morgenthaler ont représenté l’association SPICA à
cette manifestation. Ce n’est pas la première fois que nous rencontrons nos
collègues des associations CENAP et GEP, mais la première en tant que
représentants de SPICA. Au programme, de nombreuses interventions de
grande qualité, permettant aux nombreux participants de mieux cerner
l’ufologie au niveau de son étude, des divers phénomènes connexes, mais
aussi de la recherche dans diverses parties du monde.  
C’est d’ailleurs Ferhat Talayhan qui a ouvert ses journées en nous
présentant la recherche ufologique en Turquie « OVNI sous le croissant
de Lune ». Depuis quelques années la recherche ufologique a pris de
l’essor dans ce pays, mais nous avions peu d’information. En nous
présentant les contextes culturels et religieux, Ferhat nous a présenté à travers quelques textes du Coran ; la croyance de la religion musulmane que d’autres planètes de notre Univers seraient habitées par des êtres vivants. Il en a profité pour nous présenter les associations présentes sur la scène ufologique turque, ainsi que quelques observations qui s’y
sont produites. 
Uli Thieme nous a relaté par la suite les compléments d’informations qu’il a pu collecter sur
le cas de Roswell, pour lequel il s’était déplacé afin d’avoir des informations du terrain. Ses
recherches aboutissent sur le fait que le fameux crash de Roswell ne s’était pas déroulé début
juillet 1947, mais le 14 juin, soit 2 semaines avant, et qu’il correspondrait bien à la chute
d’un ballon « Mogul ». 
Ensuite ce fut notre tour de présenter les tenants et les aboutissants de la création de
l’association SPICA. Les questions de l’assistance étaient principalement accées sur
la vie ufologique française, information qui a de grandes difficultés à traverser nos
frontières, pourtant communes sur une grande longueur. 
Norbert Esser nous fit un exposé très intéressant sur la photographie digitale en ufologie,
les risques de retrouver des OVNI qui n’en sont pas sur des photos, ceci suite à de nombreuses
copies de copies, de scannérisation de photos scannées…. Naturellement tout ceci ne pouvait être compris qu’après une petite formation sur la composition d’une photo, les pixels. 
Après un repas du soir copieux, Harald Hoss et Florian Brunner nous ont présenté leur diaporama sur les mystérieux cercles dans les blés, ces belles figures ornant nos champs, pas seulement de blés, qu’on peut voir
un beau matin. Très sceptiques sur ce nouveau phénomène, ils le ramène
principalement à une création artistique de l’homme. 
Dimanche, Jochen Ickinger nous fit une petite formation sur la communication
entre les témoins et les enquêteurs, ceci pour les appels téléphoniques et pour
le face à face. Bien que les points cités transformeraient l’enquêteur plutôt en
robot, il est certain que ces points sont importants, surtout pour montrer aux
témoins que nous les écoutons, mais aussi pour ne pas influencer les personnes
nous rapportant des faits insolites. Puis se fut le tour de Sebastian Krull de nous
exposer l’ufologie et les aliens dans le monde Internet allemand. Sur des
centaines de sites, il en a relevé de nombreux qui n’apportent aucune information,
si ce n’est qu’un titre comme « Aliens », mais aucun texte, aucune image qui
pourrait apporter quelque chose. En fin de compte, seulement quelques sites apportent vraiment des informations régulières et sont tenues régulièrement à jour. 
C’est Hansjürgen Köhler qui a terminé ces journées par un exposé sur les observations provoquées par les ballons. Que ce soit les ballons à air chaud, les ballons jouets, les ballons météorologiques ou de type dirigeables, ils peuvent tous provoquer des observations insolites, observations d’ailleurs très courantes en Allemagne. 
Après un dernier repas commun, nous nous sommes quittés, en espérant se revoir l’année prochaine, et qui sait, pourquoi pas un jour en France lors d’un symposium ufologique des chercheurs français. Nous tenons encore à remercier nos amis allemands pour leur accueil chaleureux et pour l’organisation formidable de ces Arbeitstagungen. 
 
Morgenthaler Christian 
Impressions rendues par le groupe d’étude C.D.V.* lors de son déplacement au Col de Vence les 3,4 et 5 septembre 2004. 
  
Avant-propos : 
L’article qui va suivre risque peut-être de décevoir les lecteurs qui s’attendent à un récit relatant des choses fantastiques vécues au Col de Vence. Il est vrai que le groupe d’étude C.D.V., constitué par Jean-Jacques Goetschy, Christian Kiefer et moi-même, est parti là-bas avec l’intention d’observer et constater la part anormale des événements censés s’y produire. 
Il en a été un peu autrement comme vous allez pouvoir lire. Mais, rassurez-vous, les attentes sur place ne furent jamais déçues. Le texte qui suit suggère sans affirmer. Il décrit des impressions, des moments ; le vécu du présent immédiat. 
Il devrait donner à d’autres l’envie d’aller voir ce qui se passe au Col de Vence pour que nous soyons de plus en plus à constater que ce lieu est particulier. Afin que nous soyons nombreux à pouvoir dire, 
 
Ailleurs… c’est ici. 
Cinq heures. Il est 5h00 ce vendredi matin, et le réveil se fait dans les circonstances ressenties avant les départs pour des endroits que l’on ne connaît pas. Ce mélange d’appréhension et d’exaltation qui chatouille le nombril et donne cette impression de vide dans le bas du ventre. Tout ce qui a put être dit et vu à propos de la destination défile à la manière d’un flash-back. Les pensées se tournent également vers les deux amis qui vont participer au voyage. Christian Kiefer doit venir me récupérer vers 7h45, et ensemble nous passerons prendre Jean-Jacques Goetschy. Nos lieux de résidence ont bien sûr décidés de ce routage établi. L’envie de se rendre au Col de Vence devait être particulièrement forte chez moi. En effet, convaincu que Christian me récupère vers 6h45, je l’appelle sur son portable aux alentours de 6h30, ce qui ne manque pas de l’étonner. Confus, je raccroche en me disant qu’il est bien sur pied avec certainement les mêmes sensations au fond de lui. Il n’était bien sûr pas simple de trouver un week-end prolongé pouvant convenir à trois personnes dont les métiers, les horaires et les disponibilités diffèrent fortement. Sans parler des familles dont les réactions bienveillantes peuvent cacher des agacements, voir des frustrations. Qu’elles soient ici remerciées de leur indulgence. 











 



Du Col de Vence, nous avions beaucoup entendu, vu et lu. Se faire une opinion à distance est bon pour des chercheurs de salon qui, de surcroît, ont souvent la critique et le dénigrement faciles. C’est sur le terrain que l’étude doit se faire. En se rendant sur les lieux, l’approche est beaucoup plus exacte. Les conditions d’enquêtes aussi. Pour analyser et ( éventuellement ) comprendre une telle multitude de phénomènes, il vaut mieux se plonger dans l’essence même de ceux-ci. 
Ma petite heure d’avance est mise à profit pour compléter le petit-déjeuner et refaire un check-up rapide sur le matériel qui doit m’accompagner. Rien ne manque, et je me retrouve déjà dans la voiture de Christian, en route pour Hegenheim ou nous attend Jean-Jacques. 
Sur la route, le sujet de conversation se porte sur les repas ufologiques Strasbourgeois. Nous respectons en cela la demande du Président Morgenthaler nous demandant d’en débattre à la suite des déboires qu’il vous expliquera en réunion ou par le biais d’un article. Le sujet reviendra d’ailleurs comme un leitmotiv pendant toute la durée des trajets aller et retour, occasionnant au passage de franches rigolades ( mes deux complices comprendront ), et meublant nos silences passagers sur les
kilomètres asphaltés. 
Aux alentours de 9h00, nous avons rejoint Jean-Jacques. Force est de constater qu’une partie de ses bagages sera utile et bienvenue : eau minérale… et bière ! L’intendance « pratique » a toujours été l’un des points forts chez notre ami Jacky, et nous ne le remercierons jamais assez pour cela. Le grand ruban noir nous a menés en Suisse et nous roulons déjà depuis un bout de temps dans un paysage vert et montagneux, accompagné d’une météo absolument splendide. Le déplacement se présente donc sous les meilleurs hospices, car nous allons passer beaucoup de temps à l’extérieur. Notre plan de route nous est conseillé par un logiciel de routage consulté et imprimé par Christian Kiefer avant notre
départ. France, Suisse, Italie et retour sur le territoire national doit nous permettre de gagner du temps par rapport au trajet classique par notre pays. Ceci est peut-être valable pour les touristes qui possèdent une grande habitude de la signalisation routière Italienne qui n’est pas aussi pléthorique que chez nous. En effet, après une collation et un plein du véhicule, nous allons rencontrer divers « problèmes d’orientation » qui vont nous retarder assez sérieusement. Le retour en France se fera d’ailleurs par le Col de Tende, un point perdu sur la carte, alors que nous aurions dû déboucher du côté de Menton. 
Il est déjà tard et nous devons encore nous rendre sur les hauteurs de la région niçoise pour rejoindre Vence ou un autre endroit pour trouver un hébergement. Nous n’avons effectivement aucune réservation de prévue, et ceci corse notre petite aventure. Nous voulions trouver un gîte très proche du Col de Vence une fois sur place. Nous ne pensions pas arriver avec autant de retard. Heureusement, Christian a les coordonnées d’une auberge qui est conseillée par l’un des deux groupes d’études qui montent régulièrement au Col. Celle-ci est située après le Col de Vence, en partant de la direction d’où nous venons. Décision est prise de nous y rendre car il fait nuit et nos chances de trouver autre chose sont minces, vu notre méconnaissance de la région. Et c’est là que l’espèce de magie présente au Col de Vence commence à opérer… 
Il est près de vingt heures lorsque nous passons pour la première fois le Col de Vence, sur la route qui rejoint l’auberge. Il y règne une clarté lunaire alors que Séléné n’est pas levée et le relief est torturé par les forces naturelles. Nous devons nous rendre dans le village de Coursegoules et trouver « l’Auberge de l’Escaou », en espérant le gîte et le couvert en arrivant. Coursegoules est un petit village médiéval perché en hauteur dont l’étroitesse des rues et ruelles tranche avec les sinuosités de la route qui vous y mène. Nous trouvons très facilement l’auberge où le patron et son personnel nous reçoivent superbement bien, avec un excellent dîner malgré l’heure avancée. Nous sommes de suite sous le charme. L’ardoise extérieure sur laquelle sont indiqués les plaisirs culinaires du jour porte l’intitulé 















 
Ailleurs c’est ici ! 
L’heure de l’Angélus n’est pas très loin quand nous remontons au Col pour une partie de la nuit. Nos chambres d’hôtel très confortables et le repas servi nous ont remis de notre fatigue. Et puis, il y a l’excitation d’aller faire ce pourquoi nous sommes venus. Un peu plus tôt, Jacky s’est entretenu par téléphone avec la personne qui est la référence en matière de phénomènes qui se produisent au Col de Vence. Malheureusement, elle ne peut nous rejoindre ce soir. C’est donc seuls et sans connaissance du site que nous allons nous faire une première idée. 
 
« Jardin suspendu aux lèvres de la liberté et de la tolérance » est le nom d’une
œuvre très aérienne d’un artiste plutôt new-age qui se sert des gros rochers blancs
du Col pour s’exprimer. Notre première vision du Col de Vence est un ensemble
de rocs couverts de personnages qui s’entremêlent, semblables à ces pierres
tourmentées que l’on trouve la-bas. Généreux et opulents, ils semblent se livrer à des jouissances mystérieuses et fortes que les rochers lisses rendent avec une sensualité certaine. Le trait, d’inspiration indienne, évoque vaguement le kama-sutra. Plus loin, une forme humaine fantomatique faite de tissu amidonné semble attendre le visiteur. Notre première pensée d’enquêteur est que le Col sert de lieu de rencontre à différentes mouvances et que les phénomènes constatés ne sont que le résultat des délires qui accompagnent ce type de réunions. Toutefois, nous nous reprenons très vite une fois passée la portion de terrain où se trouvent les dessins. Nous poussons plus loin la ballade nocturne et, peu à peu, tombons sous le charme immédiat et éternel du Col de Vence. De gros insectes nocturnes rasent le sol et nos têtes avec un vrombissement caractéristique. Il ne fait pas froid et le climat est sec. 
L’atmosphère très éthérée et la blancheur épurée des pierres font que cet endroit parle et chuchote au travers des multiples plaies que l’érosion lui inflige. Nous prenons nos premières photos de nuit et je suis, pour ma part, très loin de me douter du résultat positif qui se trouve sur ma troisième prise de vue. 
Il me semble que nous devons ici quelques explications aux lecteurs qui ne sont pas au fait de ce qui se passe au Col. En effet, en dehors d’être un lieu ou la manifestation du phénomène ovni est importante, des anomalies qui peuvent se classer dans la catégorie du paranormal s’y manifestent également. Paranormal n’est d’ailleurs pas un bon terme pour ces manifestations. Autre réalité ou autre « plan d’existence » s’y adapte mieux. Les phénomènes se présentent de différente façon : 
 
- Apparitions de type ovni, comme déjà évoqué. 
- Apparitions de boules lumineuses ou très lumineuses sur les photos prises aussi bien en numérique qu’en argentique, voir sur des films avec des supports de même nature. Le tout alors que rien n’est visible à l’œil nu. - Apparitions d’éclairs ou de formes indéfinies sur les photos ou
films. Le tout alors que rien n’est visible à l’œil nu. 
 
Les apparitions citées figurent aussi bien sur des photos ou films avec des sujets choisis, que sur des photos ou films pris de façon aléatoire. 
 
- Photos différentes de ce qui a été photographié. 
- Vols et jets de pierres dont la cause demeure totalement inconnue. Les pierres peuvent être de nature différente de celles que l’on trouve sur le site ( galets de plage par exemple) 
- Diverses manifestations lumineuses avec des comportements déroutants. 
- Manifestation d’au moins un bruit d’origine non identifié. 
 
La liste est loin d’être exhaustive et nous la limitons volontairement aux faits déjà publiés dans diverses revues et à ceux dont nous avons appris l’existence lors de notre séjour sur place. De plus, en ajouter d’autres reviendrait à perturber plus d’un esprit cartésien qui aura déjà du mal d’admettre ceux de la liste ci-dessus. 
 
Nous arpentons le terrain comme ceci depuis un bon moment, lorsque Christian attire notre attention sur une lumière orangée qui semble se mouvoir dans le lointain, près de la cime des arbres. Aussitôt, tous les sens en éveil, nous braquons nos jumelles sur cette bizarrerie lumineuse qui vient de mettre Jacky dans un état d’excitation certain. Christian et moi-même relativisons très rapidement, et nous demandons à Jacky d’en faire de même. 
Après une observation plus calme et détaillée, nous nous rendons compte que la lumière bouge beaucoup moins que ce que nous avions cru voir tout d’abord. En effet, nous étions à ce moment là dans un mouvement de progression permanent ; quand l’illusion très connue de l’objet qui bouge lorsqu’on se déplace et s’arrête lorsqu’on en fait de même se manifeste… 
Très vite, et à cause de la distance relativement lointaine de la chose, nous arrivons à conclure que l’illusion est due aux cimes des arbres qui bougent très légèrement et au relief d’avant-plan qui est loin d’être linéaire. En définitive, nous parvenons à identifier un signal lumineux de péage autoroutier. Il faut dire que la vue que l’on a au Col de Vence est somptueuse et lointaine, avec notamment toute la baie de Nice et de ses environs qui déroule à vos pieds comme un tapis lumineux.  
Passée notre première émotion « vencienne », nous décidons d’aller explorer un peu de l’autre côté de la route. Il ne se passera plus rien cette nuit là, hormis le fait que nous trouvons cet autre côté bien moins spectaculaire que celui que nous avons vu auparavant. En allant nous coucher, nous ne pouvions savoir combien cette appréciation était fausse et prématurée… 














 
Il fait grand soleil le lendemain. La terrasse ombragée de l’Auberge de l’Escaou est l’endroit rêvé pour un petit déjeuner calme et serein. La nuit fut courte, mais nous avons dormi comme des souches. Aucun rêve n’est venu bercer la nuit solitaire des trois membres du groupe. Nous avons tout au plus eu un peu de mal à nous plonger dans les bras de Morphée suite au premier contact avec le Col de Vence. Tout en petit déjeunant, nous établissons un planning pour la journée et la nuit suivante. Exploration du Col pendant la journée, rendez-vous à l’auberge avec la personne de référence en matière de Col de Vence en début de soirée, et retour nocturne sur le Col. Le tout entrecoupé des excellents repas servis à l’Auberge de l’Escaou qui mérite cette publicité et dont voici les coordonnées : 
 
De jour, le Col de Vence ne ressemble plus tout à fait à la vision que l’on peut s’en faire de nuit. Le temps semble se suspendre aux sommets arides et décharnés qui vous entourent. L’endroit n’a pas vu une goutte de pluie depuis deux mois et demi. Pourtant, les senteurs de thym et de lavande accompagnent d’une note suave le mauve piquant des chardons dans lesquels viennent chanter les cigales. Soudain, vous comprenez que le Col vous happe, vous garde et ne vous lâche plus. 
Nous sommes retournés à l’endroit ou se trouvent les œuvres peintes sur les pierres. De jour, l’ensemble est moins parlant et les personnages semblent se reposer de leurs ébats nocturnes. Cà et là, nous retrouvons des traces de présence de chèvres et de moutons, seul bétail qui peut consommer la flore locale. Jacky nous fait très justement remarquer les grandes surfaces plus ou moins circulaires dans lesquelles aucune pierre ne se trouve. Nous en concluons que des générations de bergers les ont enlevées petit à petit afin de permettre à la flore de s’épanouir, et de construire ces petits abris et murs que nous retrouvons un peu partout. 
A notre retour sur le parking, une surprise plus ou moins désagréable nous attend. Nous sommes abordés par un monsieur qui semble dans un état d’excitation enthousiaste par rapport aux phénomènes censés se produire au Col de Vence. Comme nous voulions à tout prix éviter ce genre de situation, nous tentons d’expliquer que nous sommes de simples touristes en train d’admirer le paysage. Malheureusement, notre homme est observateur car il a aperçu une plaquette de notre association au travers des vitres de notre véhicule. Tant bien que mal, nous parvenons à nous soustraire de l’encombrante présence. Là encore, comme nous le verrons, l’espèce de magie présente sur ce lieu est en train d’opérer une subtile alchimie pour réunir les hasards… 
 
Nous occupons le reste de la journée en arpentant le Col en long, en large et en travers, non sans inévitablement retomber sur notre quidam qui se met à questionner les quelques rares habitants qu’il croise. Cette situation est évidemment très gênante pour nous car elle risque de nous causer du tort. J’avais, le matin, essayé d’aborder très délicatement le sujet avec la charmante serveuse de l’auberge. Celle-ci s’est immédiatement emmurée dans une chape de silence. Cette manière de faire est, je l’avoue, une grossière erreur doublée d’un manque de tact. Je m’en excuse et demande instamment aux lecteurs qui voudraient faire leur propre expérience du Col de respecter la population locale et de ne surtout pas l’importuner. Il en va de même pour le site qu’il faut parcourir avec déférence et respect. Nous n’avons que trop vu de rejets de civilisation comme des bouteilles vides et des papiers gras dont le lieu ( et d’ailleurs la nature en général ) n’a aucun besoin. 
 
Le début de soirée approche et notre fébrilité augmente, sachant que nous allons rencontrer la personne qui connaît le mieux la panoplie des phénomènes qui se manifestent au col. La journée que nous venons de passer a laissé de très belles images dans nos esprits et nos boîtiers photos. Décidément, cette montagne est une maîtresse que l’on a de cesse de découvrir et de redécouvrir. Elle vous manque dès que vous l’avez quittée. D’ailleurs, nous ne pensons qu’au moment où nous reviendrons avec la personne en question. 
Confortablement attablés, nous rencontrons enfin notre contact. Celui-ci est très étonné de notre présence à l’Auberge de l’Escaou et veut savoir comment nous avons pu nous retrouver ici. En effet, nous logeons tout bonnement dans le lieu de rassemblement, le « PC », des groupes qui étudient le Col depuis longtemps ! C’est peut-être l’espèce de magie présente qui opère… 
Il nous parle de la situation tout en nous montrant des photographies plus que troublantes. Il délivre également quelques messages et comprendra au travers de ce texte que nous les avons bien compris. 
Très avenant, il propose et qui plus est que nous allions le voir chez lui, le lendemain, pour visualiser un film qui montre un triangle en vol. Nous devons, hélas, décliner cette proposition fort sympathique pour cause de trajet retour. Notons qu’au moins cinq de ces mystérieux triangles ont été vus depuis 1995. 
Nous remontons ensembles au Col. Bien qu’il ne puisse pas rester, et en étant tenaillé par le temps, notre contact nous indique avec gentillesse les lieux où les phénomènes sont particulièrement « présents ». Il nous indique également la conduite à tenir en cas de manifestations disons plus « physiques » comme les jets de pierres. Nous le laissons repartir à contre-cœur, non sans l’avoir remercié, et avec la ferme intention de
rester en contact. 
 
La nuit est tombée. Nous sommes tous les trois sur un lieu que les équipes qui viennent ici appellent « le plateau », lui-même situé au-dessus des « trois pierres ». L’endroit est situé sur le côté que nous trouvions « moins spectaculaire » la nuit précédente ! Dans le silence juste troublé par le passage des gros insectes nocturnes, tous nos sens sont à l’affût. Mais il ne se passe rien. Nous recommençons toutefois à prendre des photos. Soudain, sur le chemin en contrebas, le faisceau des phares d’une voiture déchire la nuit, aussitôt suivie par un autre véhicule. Il nous semble bien reconnaître dans ce dernier le modèle conduit par notre empêcheur de tourner en rond de la journée. Nous décidons de ne pas nous manifester et de « laisser faire la nature ». Au bout d’un moment, les trois nouveaux venus remarquent notre présence et tentent une approche prudente. Hormis notre « folklorique » personnage, le trio est composé de deux membres de l’une des équipes d’étude du Col de Vence. Ceux-là mêmes avec qui Christian Kiefer avait pris contact avant de partir. Mieux ! Ils recherchaient justement les trois membres de l’association SPICA présents au Col. Inutile d’expliquer aux lecteurs qui a vendu la mèche… La magie présente venait de réunir les hasards, pour la deuxième fois. 
Nous faisons bien sûr connaissance, et c’est le plus naturellement du monde qu’ils nous proposent de nous guider pendant cette nuit. A la plus grande joie de notre trouble fête qui n’en espérait pas tant ! 
Après avoir attendu encore un peu sur le « plateau », sans résultat, nos amis décident de nous amener sur la route qui mène à Coursegoules. Il y là un endroit ou nous aurons peut-être la chance d’observer les fameux jets de pierres. Nous stationnons les véhicules un peu avant, dans un dégagement, et gagnons l’endroit en prenant des photos tout en discourant. Et là, l’impensable se produit. Ayant pris un peu d’avance en compagnie de Jacky, nous entendons l’un de nos deux accompagnateurs dire :  
« Voilà, venez voir » 
Sur la photographie numérique qu’il vient de réaliser, Jacky et moi vus de dos sommes accompagnés par une superbe boule matérialisée au-dessus de nos têtes. Mon premier réflexe est de regarder en l’air, mais il n’y a rien ! Je précise que Christian était tout le temps à côté du photographe. Une supercherie est donc totalement exclue. 
Nous arrivons sur l’endroit ou se produisent les jets de pierre ; Un flanc de montagne qui vient flirter avec la route avant de se perdre dans un contrebas très profond. Nos amis commencent à nous distiller très sobrement leurs différents vécus sur le Col de Vence. Il est beaucoup trop tôt pour coucher leurs révélations sur le papier et là n’est pas notre propos. D’ailleurs, nous laissons le soin aux équipes engagées sur le projet de faire ce travail. Que le lecteur sache simplement que la lumière peut se comporter de façon non conventionnelle et que les jets de pierre peuvent se révéler fort dangereux et vous suivre sur des kilomètres. 
Le flanc de montagne rayonne la chaleur emmagasinée pendant la journée. Tout en haut, un roc en saillie découpe une ombre menaçante sur le ciel. S’il ne se passe rien pendant les cinq minutes qui suivent notre arrivée, nous changerons d’endroit. Le bruit caractéristique de pierres qui s’entrechoquent se fait entendre. D’abord doucement, et de plus en plus fort. Si nous observons et constatons maintenant un jet de pierres, il est certain que nous ne prendrons pas le chemin du retour le lendemain. Mais la montagne bouge et travaille. Il s’agit simplement d’un éboulis. Placé dans un tel contexte, je vous laisse imaginer combien ce phénomène naturel nous a surpris. Le Col devance toujours un peu la vigilance des individus venus l’étudier ! 
Nous avons changé d’endroit. Le lieu-dit « Saint Barnabé » débute par un semblant de parking en décaissement. Il faut ensuite progresser à pied sur un vaste plateau entrecoupé de sentiers. Là aussi, nous pouvons avoir l’occasion d’assister aux manifestations des anomalies. Nous marchons, prenons des photos… C’est en ce lieu que le Col de Vence en lui-même produit sa plus grosse impression sur nous. Il s’agit de l’un de ces endroits que l’on croit connaître depuis toujours, et qui ne se révèle jamais vraiment. 
Ensemble, nous avons la perception d’un, puis d’un deuxième éclair. Christian nous fait remarquer que la foudre est différente de ce que nous venons d’observer. D’ailleurs, le phénomène semble très proche du sol et se produit dans un vallon, hors de notre vue. Nos deux amis confirment qu’ils n’ont jamais rien vu de semblable au Col. Nous pressons le pas alors que les éclairs recommencent. L’explication est pourtant banale. Il est deux heures du matin et un groupe vêtu de capes fait des photos d’un modèle féminin qui lui ne porte rien. Ce que nous avons vu est un flash professionnel qui illumine la jeune fille qui pose sur un fond de pierres décorées pour la circonstance. Notre arrivée va surprendre le petit groupe et obliger le modèle à se couvrir. Nous passons assez vite notre chemin ( et n’allez pas raconter que je suis passé moins vite que les autres ), conscient que nous dérangeons quelque peu ! 
Mais la longue promenade nocturne s’achève. Il faut songer à dormir un peu. Nous prenons congé de nos nouveaux amis, ainsi que de notre « fidèle suiveur », et regrettons déjà de devoir quitter le Col de Vence. 
 
Après notre retour, nous avons appris que notre indésirable accompagnateur est toujours là-haut. Il s’avère qu’il s’agit d’une sorte d’hermite. Peut-être a t’il choisi de se fixer dans ce lieu emprunt de mystères ? 
Pour notre part, le déplacement se révèle très positif. Nous savons que d’autres, avant nous, sont revenus sans résultat. Hormis la photo sur la route de Coursegoules, au moins seize des prises de vues de Christian présentent des anomalies. Jacky a eu moins de chance. Toutes ses photos sont normales. Pour ma part, la troisième vue évoquée plus haut montre une grosse boule qui semble flotter au-dessus du sol. J’ai aussi constaté que la deuxième vue du deuxième film est vierge de toute image, alors qu’il ni a aucune raison et que mon appareil ne m’a encore jamais fait défaut. De plus, en examinant le récapitulatif papier, il semble que la photo montre tout de même quelque chose. Le négatif sera mis en développement. 
Voilà, je pense que tout est dit sur cette première approche du Col de Vence. Pourtant, et malgré la longueur du texte, je veux conclure en disant que le Col ne se raconte pas. Il se vit. Et, surtout, il se mérite. Ailleurs, c’est ici. 

Dominique Schall, 
Pour le groupe d’étude C.D.V. 
 
• Groupe d’étude du Col de Vence. 
Il y a cinquante ans  ‘  Les Ovnis en Alsace ‘ 

1954 . L’Année historique en matière d’observations d’ovnis, comme partout en France, l’Alsace a été littéralement submergée par la vague 1954. 
 
Des dizaines d’objets volants non identifiés envahissent le ciel d’Alsace, soucoupes, disques lumineux, boules, cigares, etc. Hallucinations, psychose collective, phénomènes naturels, ou vrai mystère. 
 
Les observations se résument par deux mois de véritable folie, des observations par dizaines et des témoins par centaines. * 330 témoins recensés pour le dossier des ‘ Saisons d’Alsace ‘ en 2004, ce qui est énorme pour la même année. 
 
C’est le 25/08/1954 qu’a lieu la première observation à Mulhouse, 4 jeunes gens observent un disque très brillant. En septembre, plusieurs observations, une boule lumineuse en plein jour à Colmar, un objet semblable à un tube de néon au-dessus de Rixheim, un cigare volant à l’Est de Mulhouse etc. 
 
Dans la nuit du 01 octobre un disque stationne au-dessus du Haut–Koenigsbourg (Château très connu en Alsace au dessus de Sélestat et Kintzheim). 
 
Le 8 octobre a lieu la première rencontre rapproché à Jettingen.A 5h30 du matin, le témoin observe dans un pré un engin en forme de champignon au milieu duquel une porte était ouverte, le témoin pris de panique quitte l’endroit avec sa mobylette, et fut rattrapé par l’engin. Le témoin : “ J’ai senti le souffle de la soucoupe qui venait de me dépasser ” 
 
A partir du 10 octobre de multiples et incroyables observations dans tout le département, avec la folle journée du 16 octobre  (10 observations, une cinquantaine de témoins).  
 
Jeudi 21 octobre, un globe lumineux sème la terreur pendant plusieurs heures entre Morschwiller et Didenheim, plusieurs témoins dont un brigadier de Police. 
 
Pour la fin octobre encore une multitude de cas observés par plusieurs témoins, dont un le dimanche 31 vers 4h du matin. C’est l’équipe de cheminots à la hauteur de Mulhouse qui observe une soucoupe qui suit le convoi sans bruit, et à la même allure, ce phénomène a aussi été vu par des centaines de personnes, principalement des employés de la gare. 
 
Tout se termine au début du mois de novembre. 
Conclusion. 
Impossible de citer tous les cas sur une ou deux pages, vu l’importance des observations. Une cinquantaine d’observations recensées par la presse alsacienne. 
On constate que le département du Haut–Rhin totalise plus d’observations, que le département du Bas–Rhin. 
Les atterrissages sont au nombre de sept, avec dix sept témoins, aucun cas à signaler avec présence d’ufonautes. (à notre connaissance) 
4) Plusieurs cas sont signalé dans des livres de référence tels que :  
Aimé Michel : Mystérieux Objets Célestes  
Michel Figuet : Le Premier Dossier Complet des Rencontres Rapprochées  
en France.ect.. 
Il n’existe qu’un procès verbal dans les archives de la Gendarmerie  
Nationale de la vague 1954, établi par la brigade de Strasbourg, en date du  
18 octobre, malgré la présence des renseignements généraux, ou des  
gendarmes sur certains cas. 
6) On peut frissonner avec autant de témoignages en se posant la question,  
combien de cas sont passés à la trappe par peur du ridicule, du gendarme,  
ou tout simplement, en ne sachant pas à qui s’adresser. 
 
Dernière Nouvelle 
 
V.S.D. Hors Série Paranormal août 2004 Page 33. 
 
Edmond Campagnac, responsable d’Air France à Madagascar a relevé, lors d’une émission de télé de Planète Forum en 2001 à laquelle participait M. Velasco et M. Lagrange, une spectaculaire observation d’ovni près de Colmar en 1954.Une soucoupe aurait atterri sur une route, vue par plusieurs dizaines de témoins, et par la Gendarmerie dépêchée sur place. Les gendarmes avaient “  débriefé ”  tous les témoins et confisqué les photos qu’ils avaient prises, toujours selon Campagnac. 
 
Ce dossier d’enquête n’a jamais été divulgué, et l’on peut à bon droit se demander s’il y a beaucoup d’autres du même calibre en France. 
 
* “ Les Saisons D’Alsace 2004 Un Dossier Complet sur la Vague de 1954 en Alsace ” par Christian Valentin. 
 
Source :  
Les Saisons D’Alsace. Christian Valentin 
Aimé Michel 
Jacques Vallé 
Michel Figuet 
Dossier S.P.I.C.A 
 
Goetschy Jean-Jacques  
Les rencontres de travail des ufologues allemands Les 2 et 3 octobre 2004 
 
Comme chaque année au mois d’octobre, les ufologues allemands se retrouvent pour un week-end de travail et d’échange. 
Cette année encore, l’association SPICA était présente pour les informer des activités de notre association, mais aussi pour leur donner des nouvelles de l’ufologie française passée et à venir. 
Après un repas de retrouvailles, nous avons débuté samedi à 14h00 par la présentation des différents participants. Cette année il n’y avait pas que des ufologues, mais aussi une astronome amateur de Stuttgart, une astrophysicienne et des représentants de revues spécialisées dans le domaine du paranormal. 
Roland Gehardt (photo1), l’organisateur de ses rencontres veillait au bon déroulement et au respect des heures de parole. Comme chez nous, ce domaine passionnant, parfois au point de ne pas voir passer les heures, nécessite une personne ayant l’œil sur la montre. 
Les débats ont commencé avec l’exposé de Ulrich Magin (photo 2), “ Les OVNI de Monsieur Fort ”. En effet, bien avant l’apparition du mot UFO, Charles Fort (6/8/1874 – 3/5/1932) avait déjà recherché des événements insolites, pendant plus de 25 ans, dans les bibliothèques du monde entier, dans les magasines scientifiques et tous les journaux. Tous ces phénomènes n’avaient pu être identifiés par les scientifiques. De rapports sur d’insolites lumières dans le ciel et sur d’autres planètes de notre système solaire, il conclut que des extraterrestres nous rendent visite. Déjà à cette époque Charles Fort parlait d’enlèvements, de mutilations de bétail et bien d’autres points que nous retrouvons aujourd’hui dans le domaine ufologique. Il est même cité dans le rapport “ Blue Bock ”, et il a influencé de nombreux ufologues  
La deuxième conférence fut celle de Silvia Kowollik (http://www.silvia-kowollik.de) , de l’observatoire de Stuttgart. Cet observatoire est composé d’astronomes amateurs, qui tiennent une permanence régulière. Silvia reçoit de nombreux courrier, emails, appels téléphoniques, lui demandant des explications sur telle ou telle lumière que les personnes voient dans le ciel. Afin d’y répondre, elle pose les mêmes questions que les ufologues. Ce n’est pas le rôle des astronomes amateurs, mais Silvia a voulu faire ceci a titre privé. Elle présenta plusieurs clips vidéo d’objets célestes qui dans des circonstances particulières sont très troublantes et peuvent faire penser, à des observateurs non avertis, à un phénomène OVNI. 










Rudolf Henke nous fit un compte rendu de l’incroyable histoire de Johannes von Buttlar. Ecrivain très connu par nos collègues allemands qui au fil de sa vie a eu de nombreuses qualifications allant de psychologue au titre de Docteur, de prophète et j’en passe de nombreuses car la liste est très longue. Malgré que von Buttlar avait écrit dans un de ses livres que sa mère est morte à sa naissance et que son père et mort lors de la dernière guerre, Rudolf a retrouvé les parents, qui sont encore en bonne santé, et grâce à leur aide a pu retracer la majeure partie de la vie de l’écrivain. De sa jeunesse en Allemagne, son passage en Australie, son séjour en Grande Bretagne sous un autre nom, son retour en Allemagne avec ses nombreuses péripéties.  
Monika Maintz (photo 3) fit un exposé sur les OVNI et l’astrophysique. En présentant les diverses connaissances en physique quantique et en astrophysique, elle a démontré que, même si elle pense que la vie doit exister autour d’autres étoiles, les êtres vivants habitants ces mondes ne pourraient venir jusqu’à notre système solaire. Elle tenta également d’établir les organes vitaux que devraient avoir ces êtres d’autres planètes, ceci par comparaison avec les organes vitaux et nécessaires aux êtres de notre planète. 
Après un lâcher de ballon à air chaud (photo 4), jouet provoquant de nombreuses méprises ufologiques chez nos voisins allemands, nous avons terminé la soirée en regardant plusieurs films de phénomènes OVNI, aussi bien des films allemands que du reste du monde. 
Dimanche matin ce fut au tour de SPICA de présenter l’ufologie française. J’ai principalement axé cet exposé sur les rencontres européennes qu’organise notre ami Alain Blanchard d’OVNI Marne. Déjà plusieurs collègues allemands sont intéressés par cet événement et nous pourrons compter sur leur présence. Nous reviendrons sur ce point dans un autre article de notre revue 
Werner Walter (photo 5), président de l’association CENAP (http://cenap.alien.de/) , nous fit un exposé sur les avions circulaires du 3ème Reich. Après de nombreuses recherches et grâce à une émission télévisée, il a retrouvé une personne qui a effectivement vu ces avions. Mais d’après les informations qu’il a collectées, ils pouvaient voler théoriquement, mais le pilote et son poids rendaient l’avion instable et de ce fait n’a jamais fait de vol sans casse. 
Avant la photo de groupe (photo 7), nous avons terminé ce séminaire par l’ufologie et les médias. CENAP avait invité Peter Ripota (photo 6), rédacteur dans la revue PM Magazin. Il nous fit un exposé sur le pourquoi et le comment des articles paraissent dans une revue, les thèmes qui reviennent le plus souvent et sur ceux qui marchent le mieux. Avec Jörg Böhme et Ulrich Magin ils nous expliquaient comment fonctionne la sortie de tel ou tel livre, les divers points qui font que le livre arrive sur le marché ou non. La phrase résumant l’ensemble pourrait être que le livre n’est qu’une marchandise qui doit être rentable. 
Comme chaque année, le week-end fut instructif mais il a également permis à notre association de faire de nouvelles rencontres et d’établir de nouveaux liens tout en fortifiant ceux existants. A l’année prochaine !!! 
 
Christian Morgenthaler 
L’ufologie et les Ufologues 
 
Suite à l’observation du mois de mars au Mexique, j’ai suivi avec intérêt les débats qui ont eu lieu sur différents forums et listes de discutions. 
 
Au début tout cela était bien passionnant, chacun y allait de sa théorie ou de son hypothèse, réponse courtoise, contre-argument, jusque-là rien d’anormal me direz-vous, oui rien d’anormal, mais après un certain temps certaines personnes s’en sont prises aux auteurs et non au contenu du texte et c’est là que le bas blesse, car très vite le débat dégénère et on arrive même à l’exclusion de certains participants (bonjour la démocratie) et c’est à ce moment que je me suis énervé et que j’ai pris la décision d’écrire cet article. 
 
Ce que j’ai remarqué ces dernières années et c’est typiquement Franco-Français, certains Ufologues ne supportent pas les critiques, et sous prétexte de prétendre connaître “ la vérité ” s’attaquent directement à leur contradicteur. 
 
Déplorable, et cela se termine par des règlements de compte, des exclusions, voir parfois par un procès. 
 
Triste constat que je fais là, et cette affaire ne fait que confirmer la tendance actuelle, il suffit de visiter certains sites, forums, de lire des livres, des revues... où il y a constamment ce genre de polémique. 
 
De même on ressort de vieux cas à l’autre bout du monde où chaque auteur présente sa version qui est la seule, la bonne et la-dessus vas-y que je me chamaille, réponse, droit de réponse, attaque, contre-attaque, ras le bol de ce genre de débat stérile. 
 
Mon constat : que d’énergie dépensée pour rien, ce genre de débat ne fait pas progresser la connaissance, il sert juste à la promotion de certaines personnes qui veulent tenir le haut du pavé et qui imposent leur version et qui surtout ne supporte pas la contradiction.  
 
Je suis peut-être utopiste mais j’ai une autre vision, j’imagine des débats courtois, polis avec des argumentations et non des affirmations, ou chacun s’exprime librement sans attaquer les personnes, et ou l’on reconnaît que parfois il arrive de se tromper et qu’il n’y a pas de honte à changer d’avis. 
 
Si chacun des intervenants y met du sien, l’Ufologie a des chances de progresser. Mais si nous continuons dans la voie où nous sommes actuellement nous avons encore de belles polémiques en perspective. 
Christian Kiefer 

NOTICE A DESTINATION DES TEMOINS D'OBSERVATIONS DE PHENOMENES AÉRIENS NON IDENTIFIES 
 
Alors qu'ils ne s'y attendaient pas particulièrement, des milliers de scientifiques, d'astronomes, de pilotes civils et militaires mais aussi des milliers de gens ordinaires comme vous et moi ont été un jour confronté à un phénomène aérien, terrestre ou maritime non identifié. Beaucoup ont regretté de ne pas avoir un appareil photo dans la boite à gant de leur voiture (ce qui peut aussi avoir une utilité en cas d'accident de la circulation). 
 
L'objectif de cette page est de vous conseiller sur la manière de réagir et d'observer un tel phénomène, si un jour vous deviez en être témoin, afin d'essayer de comprendre. 
 
Ce document vous propose : 1 - des conseils 2 - des questions/réponses 
 
CONSEILS : 
 
- Appelez des amis ou des gens de votre entourage pour qu'ils observent eux aussi. Une observation incluant plusieurs personnes a l'avantage certain de permettre des recoupements ainsi qu'un plus grand nombre de détails. 
 
- Utilisez votre appareil photo ( même si il s'agit d'un modèle jetable), votre caméscope, vos jumelles. Filmez ou photographiez en utilisant toutes les possibilités de votre matériel, mais sans utiliser le flash (création d'un mur blanc) ni l'autofocus (création d'artefact). Préférez la mise au point manuelle. Ensuite, ayez un peu de patience, laissez le film dans l'appareil. Ne le faites pas développer car il faut affiner le développement par rapport aux conditions atmosphériques. 
- Repérez le phénomène observé par rapport à l'environnement. Nous pourrons apprécier sa distance, sa taille, sa vitesse, son altitude, etc. Mesurez-le en le comparant avec un de vos doigts (généralement le pouce) en tenant le bras tendu, ceci toujours pour que nous puissions mesurer la taille du phénomène observé. 
 
- En cas d'observation rapprochée, ne vous approchez pas trop. Tout phénomène inhabituel ou inconnu peut se révéler dangereux. Il y a des exemples de brûlures. Dans le cas où des traces physiques résultant de ce phénomène viendraient à être constatées, évitez de vous approcher de la zone afin de laisser en état ces traces qui pourront le cas échéant faire l'objet de prélèvements et mesures scientifiques. 
 
- N'en parlez pas trop autour de vous. Il f aut préserver l'endroit. Prévenez un enquêteur privé afin de savoir s'il peut, lui ou un collègue, intervenir suivant des procédures et protocoles en adéquation avec ce que la méthodologie scientifique exige. 
 
- Dans l'attente et au plus vite, notez tous les détails possibles. Faites quelques dessins chacun de votre côté, en couleurs, et indiquez les moindres détails, même les plus insignifiants. N'oubliez pas le lieu précis où vous étiez, la date, l'heure, la durée. Estimez la visibilité, le type de nuages, s'il y avait de la brume, du brouillard, éventuellement sur quel fond de constellation le phénomène a évolué dans le cas d'une observation nocturne, quelle était sa trajectoire, la description des feux et leur couleur et l'ensemble des phénomènes connexes qui ont pu accompagner le phénomène principal : perturbations éventuelles sur l'environnement ou/et les personnes environnantes. Important : Ne cherchez pas à vous rappeler mais notez immédiatement ce qui vous vient naturellement en mémoire. 
 
QUESTIONS / REPONSES : 
 
Qu'adviendra-t-il après que vous ayez confié votre témoignage ? 
 
- Votre anonymat sera préservé selon votre souhait. - Nous vérifierons s'il ne s'agit pas d'une méprise avec un phénomène ou objet connu. - Les photos et films seront dupliqués. Ils seront diffusés à différents spécialistes qui permettront le cas échéant d'apporter une explication au phénomène observé mais aussi d'en éviter la perte. - En cas de présence de traces physiques au sol, nous prélèverons également des échantillons de sol, faune et flore dans et en dehors du site afin d'effectuer par la suite des mesures et tests en laboratoire. - Aucune information ne vous sera occultée. Vous serez tenu régulièrement informé sur l'avancée de notre enquête. 
 
Quelle est la différence entre la méprise et le canular ?  
 
- La méprise concerne une mauvaise reconnaissance d'un phénomène ou objet connu. C'est un cas de situation fréquent dont la grande majorité des personnes peuvent être confrontées. Il n'y a pas de honte à être victime d'une méprise. - Le canular concerne un ou plusieurs individu(s) qui ont, de manière préméditée, montés de toutes pièces une supercherie dans un but malhonnête et condamnable. Ces cas sont peu fréquents fort heureusement. 
 
Quels sont les meilleurs spécialistes sur la question des phénomènes aériens non identifiés ? 
 
- Ce sont généralement ceux dont l'approche privilégie l'objectivité et la rigueur scientifique. - Ne versez jamais d'argent dans le cadre d'une enquête sur votre témoignage. - Faites surtout attention à certaines sectes ou autres groupes de personnes qui ont à maintes fois récupéré ce type de sujet à des fins malhonnêtes et qui sont extrêmement dangereuses. 
 
- Le mieux est d'aller surfer sur les sites suivant http://www.spica.org ou http : //www.ufoweb-france.com/ à la page des liens et de voir si dans la page du réseau il n'y a pas un enquêteur près de chez-vous,ou sur le site photovni http://photovni.free.fr qui transmettra .Dans le cas contraire, vous risquez d'avoir à faire à des gens qui vous décevront. Ils se serviront certainement de votre témoignage pour servir leur cause et leurs idées personnelles. A notre grand regret, nous ne couvrons pas tout le territoire car nous sommes bénévoles avec un travail et des obligations familiales ce qui fait que nous ne pouvons vous garantir notre venue de façon systématique. 
 
Cette notice gratuite, est le fruit d'une idée d'un témoin proposée sur la liste OVNI-SCIENCES., Une partie du texte, concernant la gendarmerie, a été supprimée car elle ne répondait pas aux principes que c’est fixée notre association. 

LES EVENEMENTS MARQUANTS DE L’UFOLOGIE FRANCAISE – 2ème partie  
 
MARDI 29 AOUT 1967 – CUSSAC DANS LE CANTAL 
Un jour d’août 1967, deux enfants sont témoins de l’atterrissage d’un étrange engin de forme
sphérique sur les plateaux du Cantal. Les enfants observent les agissements des petits êtres autour
de la sphère : prélèvements de la faune, ou, tout simplement, une grosse mascarade? D’après les
témoins, les êtres flottent en l’air et réintègrent successivement la sphère, puis un sifflement et la
boule disparaît. Une enquête fut menée en 1967 par le G.E.P.A. (*) et la gendarmerie. 
 
1er NOVEMBRE 1968 – SUD DE LA FRANCE – 4 heures du matin – DOCTEUR X  
Dans la nuit du 1er novembre, un médecin français est frappé par le rayon lumineux d’un OVNI
qu’il vient d’observer. Depuis, chaque année à la date anniversaire de l’observation, un triangle
rouge se dessine sur son ventre. 
 
1974 
Création du C.N.E.S. “ centre national d’études spatiales ”, où sont d’ailleurs centralisés tous
les rapports concernant les manifestations d’OVNI pour l’ensemble du territoire. 
 
 
1977 
La France est l’un des rares pays au monde à posséder de manière officielle un groupement
d’études des phénomènes aérospatiaux non identifiés, le G.E.P.A.N. 
 
1979 – CERGY-PONTOISE (Val d’Oise) – 26 NOVEMBRE 1979 – 4h30  
Le mardi 26 novembre à 13h05, une information “ tombe ” sur les téléscripteurs de l’A.F.P. Elle est aussitôt reprise par les radios et les journaux télévisés du monde entier en raison de son caractère sensationnel “ Pontoise : un jeune homme de 19 ans, Frank FONTAINE a disparu lundi à 4h30 du matin, après “ l’apparition d’un objet volant non identifié ”. Franck a disparu de son véhicule entouré par une sphère de brouillard, c’est du moins ce que deux camarades du disparu ont affirmé.
Le 03 décembre Frank FONTAINE “ revient sur terre ”. Il se retrouve à l’endroit où il a été enlevé,
canular magistralement monté, ou aventure extraordinaire, le débat s’installe. En juin 1983, Prévost,
l’un des témoins confessa que toute l’affaire était un canular !... Beaucoup d’ufologues sérieux se sont
cassés les dents sur ce cas. 
 
 
 
LES PREMIERS GROUPES IMPORTANTS EN FRANCE 
 
OURANOS : 
commission d’études privées créée en 1951 par Marc THIROUIN. 
 
L.D.L.N. :  
“ Lumières Dans La Nuit ” créée vers la fin des années 1957 par Raymond VEILLIT, existe encore en
forme de revue par l’ufologue Joël MESNARD. 
 
G.E.P.A. :  
“ le Groupement d’Etudes des Phénomènes Aériens ” : c’est en 1962 que naquit le G.E.P.A. sur l’initiative du général d ‘aviation Lionel CHASSIN. 
 
Les rencontres ufologiques de Chalons-en-Champagne

Il y a plus de cinq ans, Alain Blanchard m’exposa son rêve : celui de rassembler tous les ufologues d’Europe lors d’un week-end. A cette époque il organisait déjà, en collaboration avec Gilbert Schildnecht, la journée des OVNI à l’occasion de la foire de Châlons-en-Champagne et à cette occasion, de nombreux ufologues français s’y rencontraient. 
Chaque fois qu’il m’était possible de rencontrer Alain, ce dernier me parlait de ses nouvelles idées et des progrès qu’il avait faits au travers de ces rencontres. Un beau jour il nous annonça que tous les jalons étaient posés pour réaliser ce rêve, prévu pour le mois d’octobre 2005. 
Afin d’accomplir ce rêve, il voulait que les conférences soient faites par des grands noms de l’ufologie et Gérard Lebat y contribua grâce à ses relations établies lors des « Repas Ufologiques Parisiens ». 













 Au fur et à mesure, Alain me raconta ses nouvelles avancées, les rencontres et les propositions avec la mairie de Chalons, avec le collectif des commerçants de Chalons, les différentes propositions de soutien de grandes sociétés comme Carrefour, France Télécom, Peugeot. Il ne passait pas une semaine sans que de nouvelles idées fusent et que de nouvelles propositions se réalisent. Pendant ce temps, Gérard Lebat s’occupa des annonces de ses rencontres, de la réalisation de dossiers de presses (papier et CD).  
En octobre 2004, lors des rencontres des ufologues allemands, le projet fut présenté : j’avais dans l’espoir que les associations allemandes souhaitent également participer à ces rencontres. Quelques semaines plus tard, Jurgen Bayer prit contact avec moi, en tant que directeur de Paranews (revue informatique sur Internet) : celui-ci voulait rencontrer Alain Blanchard pour lui proposer un partenariat et lui exposer ses idées. Après trois entretiens chez Alain, ce partenariat se mit en place et les personnes d’Allemagne passaient par Paranews pour les renseignements et les inscriptions. Naturellement, SPICA y joua un rôle important : étant bilingue, je me suis fait traducteur lors des différentes réunions de préparation et au travers d’échanges de mails entre Jurgen et Alain. 
Enfin, la semaine des rencontres arriva : dès le jeudi, une équipe de SPICA fut présente à Chalons afin de préparer notre stand et d’assurer les dernières mises en place de toute l’équipe déployée par Jurgen Bayer (cameramen, réalisateur, animateurs, sécurité, etc.). Nous avons également aidé nos amis ufologues allemands à s’installer et même à traduire les cartes des menus des restaurants chalonnais. 
Comme à chaque organisation, il figure toujours des points noirs, comme quelques associations qui en dernière minute, annonçaient qu’elles ne pouvaient venir ou du matériel qui n‘avait pas été livré à temps. Mais il fallait bien faire avec et parer à ces défections comme une sonorisation de dernière minute, des panneaux indicatifs, etc… 
Malgré cela, tout fut en place vendredi après-midi pour l’ouverture des portes au public. Ce fut aussi le moment où le restant de l’équipe de SPICA arriva. Nous n’étions pas trop nombreux à cinq pour nous occuper de notre stand, en allant l’un après l’autre faire un tour pour voir les autres stands et pour rencontrer d’anciennes et nouvelles connaissances ! Quelques-uns d’entre nous ont pu assister à des conférences mais le grand nombre de visiteurs ne nous permettait pas de quitter trop longtemps notre stand ! Ces visiteurs venaient de nombreuses régions de France, dont la région champenoise, l’Alsace et la Bretagne.  
Il est assez difficile de vous rapporter sur ces pages ces premières rencontres ufologiques européennes : en effet, il serait trop long de raconter tout ce qu’il s’y est déroulé et ce que nous y avons ressenti. Toutefois, nous pouvons en être satisfaits car notre association y a trouvé un large intérêt du public. Nous pouvons aussi nous réjouir des diverses rencontres que nous avons faites, avec des amis ufologues de longue date, mais aussi avec des personnes suisses (avec Alain Stauffer), des Italiens (avec Edouardo Russo) ou encore Max Burn de Grande Bretagne. Nous avons pu entretenir des liens plus étroits avec des ufologues et nos amis du Col de Vence. Malgré deux jours et demi de rencontres, nous n’avons pas pu voir tous ceux que l’on souhaitait rencontrer.  
Dimanche soir, nous regrettions déjà que la manifestation se termine car elle nous avait permis de tisser un grand nombre de liens ! Toutefois, nous étions heureux de pouvoir nous reposer après ce week-end riche en émotions !  
De nombreux ufologues souhaitent déjà que cette expérience se renouvelle et qu’elle permette d’ouvrir encore davantage les frontières européennes.  
 
J’espère avoir été le digne porte-parole de tous les membres présents à ces rencontres et j’en profite pour les remercier chaleureusement pour leur participation, et notamment Marie-Paule et Sylvie, les épouses des Christian qui, par leur aide, nous ont permis de rencontrer d’anciens et nouveaux amis autour de verres de champagne.  
 
Christian Morgenthaler 
 
L’écho de Chalons ou lettre à Alain 
 
Le week-end du 14 – 15 – 16 octobre 2005, quelques milliers de visiteurs avaient répondu à l’appel de Alain Blanchard pour les premières rencontres ufologiques européennes à Chalons, certes beaucoup ont été attirés par l’offre exceptionnelle en partant sur le prix d’entrée, c’est à dire gratuité, rencontrer des spécialistes du monde entier du phénomène O.V.N.I., des associations, des conférences non-stop sur trois jours, etc… et avec ce beau soleil d’automne qui régnait au-dessus de Chalons… l’occasion était belle. 
L’aventure de ces rencontres ufologiques est née il y a quelques années (tu es venu présenter ton projet à Strasbourg en 2003). A la tête, Alain Blanchard, un passionné, un véritable meneur, mais aussi un de ces hommes qui font bouger les choses, et cela pour une bonne et simple raison :« ils y croient ! ». Leurs passions les bouffent et on ne peut s’empêcher d’éprouver une forme de tendresse et un grand respect pour ceux qui se battent vraiment. 
Même si gérer cette passion des O.V.N.I. peut paraître quelquefois comme une tâche ardue et épuisante, (Tu as du en voir de toutes les couleurs !). 
Pour l’heure, on ignore tout des conclusions des rencontres européennes, il se peut même que ton projet se révèle être une grosse bêtise commise par ces hommes passionnés. Et quand bien même ! il ne faudrait pas qu’on gomme tant d’années de labeur et de préparation. C’est une question de mémoire et de respect tout simplement. Tu as su tracer la voie, alors continuons, parce que nos rencontres ufologiques nous y tenons. Il ne faut pas que cela devienne un banal « il était une fois à Chalons ». 
Merci à toi, Alain d’avoir pu enfin mettre une tête sur mes correspondants. Rencontrer le GERU avec son sympathique président, échanger quelques mots avec Joël Mesnard (L.D.L.N.), Gyslain Sanchez (UFOMANIA), échanger nos regards Gildas Bourdais, Gabriel Grreslé, serrer la main à Bud Hopkins, être honoré de la visite à notre stand du CISU et de son légendaire président Eduardo Russo, de faire de la télé pour une émission allemande (Paranews). Se plonger dans le mystère du Col de Vence avec les deux associations sur place (c’est à dire celle de Pierre Beake, et les invisibles du Col de Vence), participer à un mémorable apéritif dont le chef d’orchestre et d’animation était Max Burn du Bufora sans oublier Pierre Beake, et j’en passe car la liste est trop longue. 
Alain, merci pour ces trois jours fantastiques. Je sais que tu n’auras pas encore ton sosie au musée de cire, cela dit je te tire mon chapeau !
 
Jean-Jacques Goetschy 












 
A l’époque de SOS OVNI, j’ai participé aux rencontres de Lyon. Ces rencontres étaient « réservées » aux initiés, donc peu ou pas de public. J’ai assisté à des conférences, des débats, j’ai rencontré des ufologues de tout bord, tout cela avec beaucoup de sérieux et de rigueur. Ensuite l’association a disparu et donc exit les rencontres. 
Il y a un an quand on a annoncé les rencontres de Chalons, je me suis demandé si on allait vers une « foire » à l’E.T., un fiasco ou au renouveau de l’ufologie. 
Pendant cette année de préparation beaucoup de textes ont circulé sur le net, mais l’événement allait être d’une grande ampleur vu le programme annoncé. 
Notre association a participé à cet événement en tenant un stand. Je dois dire que c’est avec impatience que j’attendais le jour « J ». 
Première surprise en arrivant, le nombre et la qualité des participants, malgré le fait que certains se soient décommandés au dernier moment. Bien sûr, il y avait un ou deux stands à la « limite ».  
Ces rencontres nous ont permis de rencontrer ou de revoir des amis ufologues, de discuter avec des personnes que nous connaissions uniquement via Internet ou par le téléphone. Une présence remarquée, c’est l’équipe de Paranews Net qui a couvert l’ensemble de ces journées. 
J’ai assisté à plusieurs conférences publiques, mon seul regret c’est d’en avoir loupé, mais on ne peut pas être partout à la fois. 
Comme nous avions une expo et un stand j’ai eu l’occasion de discuter avec des sceptiques, des convaincus, etc. bref un panel complet du grand public, une remarque m’a fait plaisir, je cite un visiteur « je m’attendais à quelque chose de plus loufoque », donc cela montre bien le sérieux de ces rencontres. 
Côté documentation il y avait un large panel de livres, CD, DVD ainsi que quelques gadgets, chaque association ou groupement a fait le maximum pour faire de ces rencontres une réussite. 
Le seul bémol c’est la couverture faite par les médias, nous avons eu droit aux traditionnels articles dénigrant l’ufologie, dommage les journalistes devraient prendre le temps de rencontrer, de discuter et d’aborder le sujet avec objectivité.  
En conclusion il faut maintenant continuer la dynamique de ces rencontres, l’idéal c’est de renouveler cette manifestation et c’est à nous les associations, les groupes, les chercheurs d’œuvrer pour donner une autre «image » de l’Ufologie. 
 
Christian Kiefer 
 
 
Le week-end passé à Châlons-en-Champagne a été une occasion unique de rencontrer un grand nombre de spécialistes et de scientifiques travaillant sur le phénomène OVNI. SPICA a pu mettre en valeur une magnifique exposition tout en participant activement au colloque européen. C’était aussi une belle opportunité pour se détendre, prendre du bon temps et s’investir dans notre passion commune. Parmi les participants, nombreux étaient venus partager leurs interrogations et leurs observations. Il s’agissait donc d’un moment important pour tous ceux engagés dans une dynamique d’échange. 
L’initiative d’une telle rencontre, qui je l’espère sera renouvelée annuellement, a permis aux passionnés de se retrouver afin de partager leurs enquêtes et leurs démarches d’investigation. Une excellente expérience qui gagnera à être réitérée. C’était aussi, pour moi, l’occasion de connaître d’autres adhérents de l’association, et cela dans un cadre exceptionnel. 
 
Jamila Krimi 
Châlons 2005 : vitrine de l’ufologie  ou ufologie en vitrine ? 
  
Janvier 2006. La ferveur retombée, il est temps d’analyser d’un œil lucide ces premières rencontres ufologiques européennes des 14, 15, et 16 octobre 2005. Disons-le nettement : si beaucoup pensent qu’il s’agit d’un franc succès, le terme de réussite en demi-teinte est plus adapté. Déjà pour freiner les ardeurs débordantes de certains membres du milieu ufologique qui pourraient y voir une reconnaissance implicite des autorités envers le sujet. 
Certes, l’organisation fût presque parfaite (les « couacs » sont inhérents aux grandes manifestations qui subissent un effet papillon interne permanent), et les conférenciers, venus nombreux, loin d’être des inconnus. Comme les organisateurs souhaitaient une représentation multi tendance, la légèreté de l’approche du thème par certains stands ou individus tenait plus du phénomène de foire que de la rigueur scientifique qui aurait dû être de mise. Encore une fois, il s’agissait là d’un choix délibéré des organisateurs et il faut le respecter. D’autant plus que cela se passait en France, berceau de la démocratie, où chacun a le droit de s’exprimer. Certaines animations furent mal perçues alors que leur but était louable et bénéfique au sujet. Nous pensons particulièrement ici au stand de Roland Gehardt, de l’association allemande CENAP, qui présentait un bric à brac d’objets et de gadgets, tous en rapport avec le phénomène o.v.n.i. et les extraterrestres. Une bonne partie des visiteurs pensa que tous ces trucs étaient destinés à la vente. Hors, Roland voulait simplement montrer jusqu’où le thème a étendu ses ramifications. La majorité du public qui est passé sur ce stand a malheureusement pensé que l’ufologie fait vendre des breloques, sans saisir le sens réel de la présentation. La présence permanente d’un traducteur (prévue, mais annulée pour raisons techniques) eut été souhaitable car le CENAP est une association plus que sérieuse. 
Et nous voilà dans le vif de notre propos. Le phénomène o.v.n.i. et son étude sont déjà assez tirés en dérision. Un minimum de mise en garde de la part des organisateurs envers les visiteurs aurait simplifié les choses, et donné une image plus sérieuse à ces rencontres européennes. Présenter à un public non averti, et surtout non informé, les facettes extrêmes de l’ufologie, est irresponsable. Il est bien entendu que nous parlons là des stands et individus qui présentaient des propos et des images qu’un sens éthique normalement développé s’interdit de diffuser. 
Naturellement, la mauvaise presse fût majoritaire. N’ayant pas su reconnaître la portée de la manifestation dans sa tentative de dérider le propos, elle s’est contentée, comme d’habitude, de traîner dans la boue les ufologues et les témoins sincères. Pire, les amalgames et les mélanges d’idées ne pouvant être associés donnent une image totalement biaisée de l’ufologie aux lecteurs. Il est catastrophique de constater de quelle façon les médias parlent d’un sujet quand, soi-même, on le connaît parfaitement. L’on est en droit de se demander si l’information sur d’autres thèmes, traitée par ces mêmes médias, est correcte ! 









 Les chaînes de télévision nationales brillèrent par leur absence. Le black-out qu’elles imposèrent sur la manifestation a eu au moins l’avantage de ne pas aggraver les inepties déjà largement rapportées par d’autres. Pourtant, l’audimat aurait été bon. Pour preuve, les deux millions de téléspectateurs en Allemagne qui ont pu suivre en quasi simultanée la totalité de l’événement grâce à l’équipe de paranews.net présente sur place. Fait remarquable : l’animatrice principale est une astrophysicienne professionnelle. Dommage pour le téléspectateur français car, aux heures où on lui impose des émissions sur la façon de fabriquer une star (qui terminera en étoile filante) et d’autres du même genre et tout aussi abêtissante, il aurait pu s’informer sur un phénomène hors du commun. A la condition bien sûr que les diffusions seraient objectives. 
Toutefois, il faudrait commencer par savoir si le quidam commun veut vraiment s’informer. Et là est tout le problème. Lors de cette manifestation nous avons malheureusement dû constater que le niveau intellectuel d’un public constitué des diverses couches sociales existantes présente de graves lacunes. Nous avons été sidérés de constater qu’il existe encore des gens qui pensent que le Soleil tourne autour de la Terre ou qui ne connaissent pas l’âge du système solaire. Cela démontre une incapacité totale de se situer par rapport au reste de l’univers et de penser par soi-même. Il est tellement plus simple de se substituer aux apprentis star après une journée banale de plus au lieu de commencer à se poser des questions. Le plus grand défi de l’ufologie se trouve ici. Informer objectivement et sans passion, en s’appuyant sur des cas solides et indémontables. Mais avant cela, les acteurs de la scène ufologique doivent aussi se remettre en question. Que de querelles et de coups bas entre eux. Chacun est persuadé de détenir la bonne hypothèse et la défend sans vouloir entendre ce que l’autre propose. Le mercantilisme vient également polluer le milieu. D’ailleurs, les rencontres à peine terminées, un différend ridicule opposait les organisateurs. Un « éveil de la jubilation » tant du côté du public que de celui des ufologues devient urgent. Nous ne pouvons pas, et surtout n’avons pas le droit de laisser sans explications un phénomène aussi intéressant. A l’heure où le sujet étudié présente des apparences de plus en plus complexes et totalement déconcertantes, c’est tout le mal que l’on peut souhaiter.  
Les premières rencontres ufologiques européennes furent tout au plus une (petite) évolution, mais pas une (grande) révolution. 
Châlons, ufologues de la patrie, le jour de gloire est loin d’être arrivé. 
Dominique Schall 

 
LES PREUVES SONT-ELLES PARMI NOUS ? 
 
Dans ma longue quête de recherches ufologiques, on me pose très souvent la même question : « avez-vous des preuves ou a-t-on des preuves de la réalité du phénomène OVNI ?». Il est intéressant d’évaluer le nombre de données qui sont actuellement à la disposition des chercheurs. Contrairement à ce qu’affirment les scientifiques ou les débunkeurs*, les éléments présents permettent une étude sérieuse, devant le nombre impressionnant de témoignages qui semblent d’ailleurs se poursuivre depuis la nuit des temps. Des millions d’observations à travers le monde souvent réalisé par des observateurs compétents, comme des pilotes d’avions civils ou militaire confirmés, des contrôleurs aériens, des gendarmes, des astronomes, des civils etc… 
Depuis 1947, un cas sur dix fait l’objet d’un rapport sérieux et laisse des traces accessibles. Beaucoup de témoignages sont adressés aux organisations civiles, c'est-à-dire aux groupes de recherches ufologiques sérieux, aux services officiels, c'est-à-dire le SEPRA qui est devenu le GEIPAN, à la gendarmerie qui collecte les témoignages depuis des années, aux journaux. Beaucoup de témoignages passent aussi à la trappe, par peur du ridicule… 
Des dizaines de milliers de pages de documents officiels consacrés aux OVNI et à l’armée ont été déclassifiés aux États-unis. En effet, il y aurait eu plus de 40 000 documents depuis 1980, et j’en passe… 
Sans parler de l’affaire Roswell, dont la plupart des documents ont été détruits ou tout simplement raturés. 
N’oublions pas des observations effectuées grâce aux radars au sol qui ont suivi la trajectoire de ces OVNIs en arrêt ou aux départs fulgurant dont la vitesse atteignait des milliers de kilomètres-heure, les contacts visuels ou les radars qui confirment quelque chose à bord des avions de chasse envoyés pour intercepter le phénomène*. 
Les films, les photos sont souvent de mauvaise qualité, mais à qui la faute ? Des milliers d’articles de presse, des bandes audio de témoignages par milliers, des centaines d’ouvrages ou de revues de qualité sur le phénomène. Devant le nombre impressionnant de témoignages et de documents accumulés sur plus d’un demi-siècle de recherches, l’éventualité d’une présence inconnue dans l’espace aérien et parfois au sol peut devenir une possibilité sérieuse ! Nous voyons immédiatement que les faits d’observations ou de documents sont nombreux, et les éléments matériels inexistant ou presque… 
N’oublions pas les travaux en cours de Bud Hopkins et du Docteur Leir sur les soi-disant « enlevés et porteurs d’implants ». 
Et que dire de l’interminable histoire de Roswell, le crash d’un vaisseau avec récupération d’humanoïde, mais ça c’est une autre histoire… 
Pour tous ceux qui veulent en savoir davantage sur les preuves de la réalité du phénomène OVNI, il y a trois ouvrages incontournables : 
OVNIS, L’EVIDENCE 
Jean-Jacques VELASCO – ORBIS ENIGMA – Editions CARNOT 
OVNIS : 60 ANS DE DESINFORMATION 
François PARMENTIER – Éditions du ROCHER 
REVELATION TOME 1 & 2 
Stevens M. GREER – Éditions Nouvelle Terre 
 
* Débunkeurs : Terme anglais signifiant « démystificateur », refusant la thèse des extra-terrestres et expliquant le phénomène OVNI par des méprises. 
* Armée : dans la mesure ou tout ce qui touche de près ou de loin à la défense est couvert par le Sénat 
* Phénomènes : des avions de combats américains ont décollé sur alerte pour poursuivre des OVNIs. Des avions de l’armée de l’air irakienne et péruvienne ont tenté d’abattre des OVNIs. En 1990, des avions belges, F16, ont décollé pour poursuivre des OVNIs 
Jean-Jacques Goetschy 

UFO-TAGUNGEN DE CRÖFFELBACH 
 
Répondant à l’invitation du CENAP, Christian Morgenthaler, Dominique Schall et moi-même nous sommes rendus aux 9ème Rencontres qui coïncidaient au 30ème anniversaire du CENAP. 
Sur le chemin au bord de l’autoroute A6 nous avons aperçu à Sinsheim le musée Art et Technik .Quel magnifique spectacle de contempler le Concorde et le Tupolev TU -144 côte à côte. Ultérieurement ce sera un musée très intéressant à visiter. 
 
Les rencontres avaient pour cadre le magnifique hôtel Goldener Ochsen de Cröffelbach, un lieu propice au calme et à la réflexion. 
Pour moi ce fut ma première rencontre avec les associations allemandes. 
L’envie était grande de comparer mes impressions avec le courant ufologique français. 
Ce qui me surprit le plus était qu’une bonne partie de l’assistance composée d’ufologues, de chercheurs et de journalistes était jeune et formait une bonne osmose avec l’autre partie plus mûre. Un bon mélange également entre ufologues convaincus et démystificateurs. 
 
Première surprise l’ARD, première chaîne de télévision allemande, était là pour retransmettre des images des Ufo-Tagungen de Cröffelbach. L’équipe de SPICA est passée à l’antenne le samedi 30-09-2006 lors de l’émission Tagesthemen de 22 heures, évènement qui, à l’heure actuelle, paraît improbable en France à une heure de grande écoute. Comme le disait Werner Walter le président du CENAP : l’important c’est que l’on parle de nous ! 
 
Les thèmes proposés lors de ces deux journées étaient : 
1 : les bases d’une enquête méthodique lors d’un phénomène inexpliqué. 
2 : l’interview de qualité dans la recherche ufologique lors de l’écoute d’un témoin. 
3 : les différentes observations de satellites et d’objets (satellite, navette spatiale – entrée atmosphérique de morceau de fusée et de station spatiale) dans le ciel. 











 
Un débat a eu lieu avec l’avocat Jens Lorek sur les raisons pour lesquelles les victimes d’enlèvement non inexpliqué ne portaient pas plainte. La loi allemande autorise en effet un dédommagement de la victime si l’agression est prouvée et reconnue, charge à la justice de retrouver l’agresseur. Pour moi ce débat m’a parut un peu surréaliste et mériterait à lui seul une réflexion approfondie. Pour exemple un agresseur alien pourrait-il être jugé par une juridiction terrienne ??? 
 
















Un débat de fond a également porté sur les racines de l’ufologie : devons-nous explorer de nouveaux chemins, sommes nous arrivés au bout des perspectives d’avancée en recherche ufologique ? Une quarantaine de personnes était présente lors de ces journées. Ce fut pour moi l’occasion de rencontrer Uli Thieme, l’équivalent à Gildas Bourdais en France, mais d’opinion diamétralement opposée et de discuter avec Denis Kirsten un des rédacteurs du magazine UFOZINE (le magazine TOP SECRET allemand) et auteur d’un livre sur les évènements du 11 septembre 2001. 
Fehrat Talayhan le rédacteur de UFOZINE s’est montré intéressé par la presse ufologique française. Plus tard, après notre retour en France, en lisant tranquillement leur revue, je me suis rendu compte que j’aurais encore eu une foule de questions à leur poser mais ce sera pour une autre fois et peut-être lors d’une rencontre en France. Nous avons également discuté avec Harald Hoos un chercheur et démystificateur de crops circles Une rencontre entre lui et Pierre Beake aurait été intéressante ! 
 
Le soir nous avons procédé à un lâcher de ballons lumineux histoire de prouver que ces objets peuvent être interprétés comme des phénomènes non expliqués ou des étoiles si les personnes qui regardent le ciel ignorent le lâcher de ballons dans la région. Ce phénomène s’est déjà produit, notamment en Suisse. 
 
En conclusion je pense que les ufologues allemands se posent sur des bases pédagogiques solides pour ne pas à avoir à revenir sur les éternelles questions qui empoisonnent l’univers des phénomènes inexpliqués et dont nous ne devrions plus discuter. Toutefois leurs conclusions sont souvent des solutions simples et ne laissent que peu de place à des explications plus exotiques. 
 
Je voudrais en guise de mot de fin remercier Christian Morgenthaler de m’avoir permis de l’accompagner à ces rencontres allemandes et remercier Werner WALTER et Roland GEHRARD de nous avoir invité à ces journées ainsi que Hans-Jurgen KOHLER pour son accueil et son accompagnement tout au long des ces rencontres. 
 
Jean-Paul FREY 
RUBRIQUE UFOLOGIQUE et OUVRAGES RECOMMANDES (UFO et CROP) 

PROJET COLORADO  
Editions J.M.G. – Nicolas MONTIGIANI – 2006 
 
L’existence des OVNIS prouvée par la science 
Pour tous ceux qui veulent en savoir davantage sur cette grosse farce qu’était le projet Colorado. La commission destinée à étudier le problème des OVNIS dirigée par le Dr. Edward LONDON, physicien réputé et quelques spécialistes dans divers domaines. Sous la tutelle de l’USAF (Us Air Force), le rapport final de 937 pages et 91 cas analysés dont le quart reste « inexpliqué ». ©©© 
 
EXTRA-TERRESTRES : L’ENQUÊTE de Stéphane ALLIX  
Editions Albin MICHEl  
 
Disons-le tout net, Stéphane ALIX nous a scotché au plafond. On avait rarement lu quelque chose d’aussi fort et émouvant dans la littérature ufologique française. Je veux parler des « expériences » ou abductés, enlevés. Ces gens qui prétendent se faire enlever de temps en temps ou depuis leur tendre enfance. 
Ce journaliste d’investigations, ancien reporter de guerre novice en la matière (c'est-à-dire l’ufologie) nous entraîne dans une enquête palpitante sur 3 ans. Son déclic pour les êtres sensibles vivant ailleurs que sur terre lors d’un voyage en Inde. Quelques cas bien français, dont la rencontre avec un témoin de première importance Jack KRINE, qui à bord de son mirage a tenté de poursuivre un OVNI. 
Sa rencontre déterminante avec le professeur John MACK, diplômé de HARWARD et spécialiste des enlevés. 
Stéphane ALLIX nous raconte sa rencontre avec plusieurs témoins qui ont vécu ces histoires étranges et terrifiantes à la fois. 
Ce livre n’est pas un historique de l’’ufologie, ni un condensé de témoignages mais une véritable recherche de tout ce qui se rapporte aux « enlevés ». 
Un livre émouvant pour tout public, pour ma part tout simplement WOUAW ! ©©©©
 
OVNIS, LE SECRET DES SECRETS  
Editions JMG – Fabrice BONVIN – 2007  
 
C’est encore avec plaisir que nous signalons aujourd’hui le livre de Fabrice BONVIN, « Ovnis, le secret des secrets », préfacé par Didier GOMEZ, une des perles montantes de l’ufologie française. L’ouvrage est bien construit, bien écrit et se lit facilement. L’auteur n’est pas un amateur, il nous fait un état des lieux ufologique très juste. Il nous dresse un panorama exhaustif des recherches officielles, la manipulation qui s’exerce sur la communauté scientifique, les études ultra secrètes, le projet Haarp, les chemtrails etc…  
Bien sûr, l’hypothèse gaïenne* très chère à Fabrice BONVIN en est une parmi beaucoup d’autres. Bien entendu tous les ufologues ne sont pas prêts à suivre l’auteur sur cette voie qui les éloigne de l’étude classique des OVNI. 
* L’hypothèse d’une matrice qui suggère que notre réalité est le fruit d’une simulation contrôlée pour une intelligence supérieure. YYYY 
 
TROUBLES DANS LE CIEL (Ovnis, la preuve par les radars) 
Editions Presse du Chatelet – Jean-Jacques VELASCO / Nicolas MONTIGIANI – 2007  
 
Comme dirait ma femme « encore un livre sur les ovnis », eh oui ma chère, il est vrai que ce début d’année nous a gâté avec d’excellents ouvrages, et des « nuits interminables » de lecture pour moi, mais revenons à « nos moutons »… 
Comme il est écrit au début, ce livre est une version revue et augmentée de l’excellent ovnis : l’évidence – éditions Carnot. Le livre est bien fait et bien documenté : récits de témoins, enquêtes sur le terrain, passages d’ovnis repérés par les radars civils et militaires, tests nucléaires et apparitions d’ovnis, tentatives d’explications etc. Les cas cités sont décris avec soin et précision. Un livre qu’on peut considérer comme un classique de la littérature ufologique. Un livre solide et utile pour tout les ufologues (Jean-Jacques VELASCO a été responsable au sein de CNES, du GEPAN devenu SEPRA de 1983 à 2004. ©©©© 
 
CROP CIRCLES : SIGNES ET CONTACTS 
Edition exclusive – Collin ANDREWS et Stephen SPIGNESI 
 
Quel début d’année tonitruant en matière de lecture ufologique ! A peine remis de mes émotions qu’une nouvelle bonne surprise m’attend : un livre sur « les crops » et pas n’importe lequel s.v.p … Collin ANDREW le maître « himself ». Un des plus grand spécialistes des crops circles : plus de 20 ans d’enquêtes sur le terrain, des conférences, il a été le consultant scientifique pour le film « SIGNES » avec Mel GIBSON. Le livre nous donne un aperçu du mystère des crops, leur nature, leur origine etc… Seul bémol, le livre parut en 2003 et traduit en 2006, accessible en 2007. Ce livre est un pavé de plus qui rend compte de la réalité du phénomène des cercles de cultures … 
$A se procurer d’urgence ! ©©©© 
 
Jean-Jacques GOETSCHY 
 
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Quand les observations ne concordent pas avec les lois physiques 
 
Quand les astronomes constatent que leurs observations ne concordent pas avec les lois de la physique, ils ont deux solutions. 
- Soit ils rajoutent arbitrairement au cosmos un ingrédient, une matière invisible qui permet de justifier les anomalies détectées; 
- Soit ils modifient les lois. 
Depuis les années 1930, pour une grande majorité, ils ont privilégié la première voie. L'ajout d'une dose de matière noire à la recette de l'Univers permet de régler d'un seul coup, trois problèmes : 
- La vitesse des galaxies, bien plus élevée que prévu au sein des grands amas qui les rassemblent ; 
- celle des étoiles éloignées des centres galactiques, tout aussi excessive ; 
- et le fait que ces galaxies, étant donné la quantité de matière visible qu'elles contiennent, n'ont matériellement pas eu le temps de prendre forme dans la chronologie très serrée qu'impose le scénario dominant du Big Bang. 
En fournissant un important surcroît de masse aux grandes structures célestes, cette substance invisible justifie que la gravité y soit beaucoup plus forte que ce que montrent les télescopes, et que leurs formations et leurs mouvements soient donc beaucoup plus rapides. 
 
Aux 19es Rencontres de Blois, consacrées, du 20 au 26 mai 2007, à "la matière et l'énergie dans l'Univers", nombre d'astrophysiciens ont présenté des travaux sur la nature supposée et sur les programmes de détection de ce mystérieux matériau dont personne n'a jamais pu percevoir la moindre manifestation directe. 
Cette impuissance n'a pas manqué d'être relevée par les tenants de la deuxième voie. "Vous n'avez pas besoin d'une matière non identifiée pour expliquer la masse manquante dans les galaxies, si vous acceptez de vous détacher légèrement des lois classiques de la physique", a assuré Mordehai Milgrom. Ce physicien israélien a osé, dès 1983, proposer une retouche de l'un des piliers de l'astronomie, les lois de Newton sur la gravitation. 
 
Sa théorie, baptisée MOND (acronyme anglais de dynamique newtonienne modifiée), suggère que la variation de la gravitation en fonction de la distance est différente de ce que pensait le génie anglais. Au-delà d'un certain seuil, à très grande échelle, elle se mettrait à décroître beaucoup moins rapidement que prévu. Ce changement de régime explique très bien qu'en périphérie des galaxies les étoiles tournent plus vite que la loi classique le laissait supposer, et ce sans recours à aucune substance exotique. 
 
Les premiers succès de MOND n'ont pas empêché Mordehai Milgrom de demeurer longtemps isolé. Pour l'immense majorité des physiciens, "une modification ad hoc des lois apparaît comme une hérésie, même si elle explique bien certains phénomènes". "Des révisions radicales de la physique ont déjà eu lieu au cours de l'histoire, répond M. Milgrom. Les travaux d'Einstein ont modifié la dynamique de Newton." 
Justement, l'un des défauts de MOND a longtemps été de ne pouvoir se glisser dans le cadre rénové que la relativité a offert à l'astronomie contemporaine. Ses partisans n'y sont parvenus qu'en 2004, donnant un nouvel élan à la théorie. D'après Françoise Combes, de l'Observatoire de Paris "Il n'y a aucune raison de favoriser aujourd'hui le scénario de la matière noire. Il faut explorer les deux propositions, et un nombre croissant d'équipes se penche sur MOND." 
Ce surcroît d'intérêt lui a même rapporté de nouveaux succès. Les simulations de formations de galaxies en ordinateurs fonctionnent ainsi bien mieux avec MOND qu'avec la matière noire. 
En revanche, aux très grandes échelles, cette théorie peine toujours à justifier tous les mouvements des amas de galaxie. 
 
DU BONHEUR A LA SOUPE AUX GRIMACES 
  
Ce début 2007 devrait rester longtemps dans les mémoires comme un tournant dans une vie ufologique. 
Un vent nouveau souffle sur notre pays. Des livres exceptionnels qui vont tous vers la réalité du phénomène, "à méditer pour toutes les associations", paraissent. Et oublions pour une fois toutes les querelles liées aux hypothèses. La mise en ligne des archives OVNI du CNES pour tout public sur Internet, on ne peut que s'en réjouir… Les associations françaises montent en puissance et en qualité, alors profitons de cet élan de générosité et de sympathie entre elles, rapprochons nous, soyons de la génération qui ose. Je suis fier d'appartenir à cette grande famille d'ufologues d'aujourd'hui. C'est à nous de faire bouger  les choses et de montrer au monde entier de quoi nous sommes capables. A l'heure où beaucoup d'associations ont cette ouverture d'esprit, (rencontres entre ufologues dont celles de Châlons en guise de détonateur, travaux d'enquêtes au Col de Vence où d'autres sites avec les associations locales sur place etc.), il faut valoriser cette tendance. J'ai toujours travaillé pour le rapprochement des associations et je continuerai en ce sens. 
Je ne vois que cette perspective pour les années à venir. Mais surtout ne tombons pas dans l'euphorie, soyons vigilant à tout ce qui se passe ! Nous serons peut-être la génération qui saura faire progresser l'ufologie d'un pas de géant. L'Ufologie française est respectée dans le monde entier. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter des écrits parmi beaucoup d'autres glanés sur le net... 
Les français ont une longue tradition de recherches sérieuses sur les OVNI, que ce soient les particuliers où des organismes plus officiels. En fait, je pense que nous devons encourager l'ufologie française qui devrait être un exemple aussi bien pour la recherche que pour la compilation des données. Que les chercheurs français continuent leurs travaux qui fixent une nouvelle ère d'une reconnaissance du phénomène OVNI. D'autres chercheurs partout dans le monde devraient suivre cet exemple ! Giulliano Marintovic, responsable d'UFO ZAGREB, argumente dans ce sens (source Blog, Christian MACE), quel hommage ! 
Plus près de chez nous, les premiers repas ufologiques Colmariens. L'intervenant Bruno MANCUSI de SWISS UFO, nous a donné un léger aperçu de l'ufologie Suisse. Puis c'est le tour de Jean-Claude BOURRET, "décoiffant, et avec un certain sens de l'humour". Une soirée fort bien réussie. Par contre il est regrettable que les deux animateurs de la soirée n'ont pas daigné saluer les associations présentes (deux associations présentes dont SPICA). Une association a été saluée très brièvement. Il est vraiment regrettable que l'association locale, c'est-à-dire SPICA, qui a ramené beaucoup de monde (adhérents, amis, membres de la famille...), ne soit pas évoquée. Il y a des comportements que nous n'arrivons pas à cerner. Il est vrai que SPICA ne peut pas plaire à tout le monde. Nous vivons dans un monde d'égoïstes où quelques individus veulent tirer la couverture vers eux. Ce système est mauvais et nous l'a maintes fois prouvé par le passé. 
Félicitons Michel PADRINES pour cette première. Pour ma part, je continuerai à honorer les repas ufologiques Colmariens. 
Nous ne remercierons jamais assez Didier GOMEZ pour l'article consacré à SPICA dans UFOMANIA 51 pour ses idées et sa franchise. L'essentiel est de rester simple, les pieds sur terre, loin des délires. L'association SPICA est surtout un bon groupe d'amis passionnés depuis de nombreuses années par le phénomène OVNI et tout ce qui s'en suit ! 
Merci à Christian MORGENTHALER, Christian KIEFER, Dominique SCHALL, notre secrétaire Céline HANSEN, qui a la tâche la plus ingrate (compte-rendu, correction des articles, paperasse, ect...) Elle y met toute son expérience et tout son coeur. Merci à tous nos adhérents et tous ceux qui nous soutiennent. 
Je terminerai par ce dicton (à méditer) : 
  
" Selon le côté de la barrière où l'on se place, la notion du temps n'a pas la même valeur." 
  
J.J. GOETSCHY