LES BASES DE L'ASTRONOMIE
Définition : 
 
Science traitant des corps célestes de l' Univers, c‘est-à-dire les planètes et leurs satellites, les comètes, les météorites, les étoiles, la matière interstellaire et les galaxies.  
L' astronomie se divise en plusieurs branches: l‘ astrométrie, étude fondée sur l‘ observation de ces corps; la mécanique céleste, étude mathématique de leurs mouvements dans le cadre de la théorie de la gravitation; l‘ astrophysique, étude des compositions chimiques et des conditions physiques dans le cadre de l‘ analyse spectroscopique et des lois de la physique; la cosmologie, étude de l‘ Univers dans son ensemble.  

L’association SPICA n’a pas pour objectif de remplacer ou de concurrencer les associations d’astronomes amateurs. Elle veut simplement permettre aux membres, qui le veulent, de savoir observer le ciel, reconnaitre les différents objets s’y trouvant, et naturellement d’utiliser ses connaissances lors des enquêtes sur le phénomène OVNI.
Bien sûr, ce qui précède n'est ni exhaustif, ni limitatif. L'association SPICA reste à l'écoute de toutes les suggestions qui pourront lui être présentées.
Que peut-on voir dans le ciel ? 
 
Les Etoiles : 
Une étoile est une boule massive et lumineuse de plasma liée par sa propre gravité dont le diamètre et la densité sont tels que la région centrale, le cœur, atteint la température nécessaire à l'amorçage de réactions de fusion nucléaire, c'est-à-dire de l’ordre de plusieurs millions de degrés. Ces réactions thermonucléaires libèrent de l’énergie lumineuse qui s’oppose à la contraction de l’étoile sous sa propre gravité.  
L’étoile la plus proche de la Terre est le Soleil, elle est ce qu’on appelle une naine jaune. Il existe plusieurs autres types d’étoiles comme les naines brunes, rouges, blanches ou noire, les géantes rouges ou bleues ou les super géantes rouges, les étoiles variables, les étoiles à neutrons. 
Les nova et supernova est une grande explosion au niveau de l’étoile (en principe juste avant sa mort).

Les constellations : 
Bien avant les Grecs, l’Homme, en levant les yeux au ciel, regroupa les étoiles par des lignes imaginaires, les constellations étaient nées. Il y ont vu des animaux, des divinités. Les constellations australes (hémisphère sud) n'ont pas été nommées par les astronomes occidentaux avant au moins le XVeme siècle. Aujourd’hui l’Union Astronomique Internationale (UAI) divise le ciel en 88 constellations avec des frontières précises. 
Parmi ces constellations se trouvent les constellations zodiacales. Elles se situent dans la bande de ciel contenant le tracé des orbites du Soleil et des planètes. Il existe encore les constellations dites circumpolaires, c'est à dire celles que l'on peut observer toute l'année. 

Les planètes : 
Une planète est un corps céleste, qui est en orbite autour d’une étoile et qui possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque sphérique. Une planète naine a les mêmes définitions sauf que celle-ci n'a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer au voisinage de son orbite et que ne soit pas un satellite. 

Les satellites : 
Un satellite naturel est un objet qui orbite autour d'une planète ou d'un autre objet plus grand que lui-même. De tels objets sont également appelés lunes, par analogie avec la Lune, le satellite naturel de la Terre. La Lune résulterait sans doute d'une collision il y a 4,4 milliards d'années entre notre planète naissante et un petit corps céleste appelé Théia. 
Les satellites artificiels ont la même définition, mais sont d'origine humaine. 

Les astéroïdes : 
Un astéroïde est un corps composé de roche, de métaux et de glace, de forme irrégulière et dont les dimensions varient de quelques dizaines de mètres à plusieurs centaines de kilomètres. 

Les météorites : 
Une météorite est un corps solide naturel d'un système planétaire qui en traversant l’atmosphère d’un autre corps n'a pas perdu toute sa masse et qui atteint la surface de la Terre ou d'un autre astre (planète, exo planète, satellite naturel, astéroïde) sans être complètement volatilisé lors de l’impact avec cette surface. Un astéroïde pénétrant l’atmosphère de la Terre et ,e se désintégrant pas devient une météorite. 

Les étoiles filantes : 
L'étoile filante est une fine poussière cosmique qui est vaporisée entièrement avant d'atteindre le sol tandis que le bolide, météoroïde de masse et taille importantes, produit un disque lumineux intense lors de sa rentrée atmosphérique. Ce bolide peut exploser, généralement à 90 ou 70 kilomètres d'altitude ou atteindre le sol (bolide lui-même ou les fragments issus de son explosion), devenant une ou des météorites. 

Les comètes : 
Une comète est, en astronomie, un petit corps constitué d'un noyau de glace et de poussière en orbite autour d'une étoile. Lorsque son orbite, qui a généralement la forme d'une ellipse très allongées, l'amène près de cette étoile (par exemple le Soleil dans le Système solaire), la comète est exposée à diverses forces émanant de cette dernière : vent stellaire ,pression de radiation et gravitation. Le noyau s'entoure alors d'une sorte de fine atmosphère brillante constituée de gaz et de poussières, appelée chevelure ou coma, souvent prolongée de deux traînées lumineuses composées également de gaz et de poussières, les queues (une de gaz ionisé et une de poussières), qui peuvent s'étendre sur plusieurs dizaines de millions de kilomètres. 

Les nébuleuses : 
Une nébuleuse désigne, en astronomie, un objet céleste composé de gaz raréfié, ionisé et/ou de poussières interstellaires. Il existe trois types de nébuleuses, les nébuleuses obscures, les nébuleuses diffuses et les nébuleuses planétaires. Elles ont des aspects différents, mais aussi des origines différentes. 

Les galaxies : 
Une galaxie est un ensemble de Millions d'étoiles et autres structures astronomiques retenues entre elles par la gravité. L'univers est formé de plus de 50 Milliards de galaxies. 
La voie Lactée est notre galaxie, celle qui comprend notre système solaire. 
 
Comment observer le ciel 
 
Observations à l'oeil nu 
La Lune, ses phases, ses déplacements par rapport aux étoiles  
Les étoiles et les constellations, reconnaître les principales d'entre elles.  
Les planètes, Jupiter et Vénus sont très faciles à repérer dans le ciel. Elles sont particulièrement brillantes ! Ainsi, même si l'on n'a pas de télescope, on peut admirer l'éclat extraordinaire de Vénus, surveiller le déplacement des planètes par rapport aux étoiles. 
La Voie Lactée, et les myriades d'étoiles visibles par une belle nuit sans Lune à la campagne, loin des lumières gênantes  
 
Observer le ciel aux jumelles 
La moindre paire de jumelles permet déjà de découvrir une foule de choses que l'on ne peut pas voir à l'œil nu. Pas besoin de jumelles spéciales !  
La Lune, on commence à voir des détails comme certains cratères.  
Les étoiles, on constate que le ciel se remplit d'étoiles! Des jumelles permettent de voir des centaines de milliers d'étoiles au lieu des 6000 étoiles visibles à l'œil nu.  
Les planètes, on peut déjà différencier les planètes des étoiles. Les étoiles restent de simples points, alors que les planètes deviennent de petits disques. On peut même apercevoir les 4 principaux satellites de Jupiter !  
La Voie Lactée, absolument saisissante par une belle nuit sans Lune à la campagne  
La galaxie d'Andromède (M31), déjà un peu visible à l'œil nu par ciel bien noir, elle devient évidente aux jumelles  
L'amas des Pleïades, magnifique amas d'étoiles visible en automne et en hiver  
la nébuleuse d'Orion (au milieu de l'épée d'Orion), diverses nébuleuses dans le Sagitaire (il suffit d'y promener ses jumelles pour les trouver)...  
 
Observer le ciel avec une lunette astronomique ou un télescope 
On commence par la Lune, facile à trouver et à pointer, et si spectaculaire même dans un instrument modeste !  
Jupiter, facile à trouver en raison de son éclat, et spectaculaire également en raison de ses satellites et de ses bandes équatoriales  
Saturne, son anneau est visible dans n'importe quelle petite lunette !  
Le ciel profond : amas, nébuleuses, galaxies, ... Un domaine plus difficile pour les débutants car il faut savoir où sont les objets à observer et les pointer correctement, alors qu'ils sont le plus souvent invisibles à l'œil nu ! Mais un domaine passionnant car les objets à observer sont innombrables et extrêmement lointains. Se munir de bonnes cartes de repérages et observer loin des lumières gênantes.  
 
Que choisir, lunette astronomique ou télescope et quel type ? 
 
Avant d'acheter un télescope ou une lunette astronomique, il faut se poser une multitude de questions. Sans quoi, vous risquez de faire un achat que vous regretterez. Un télescope ou une lunette, c'est souvent un gros investissement et il ne vaut mieux pas se tromper ! De nombreux paramètres rentrent en compte pour faire le bon choix : Vous adorez les planètes ? Le ciel profond ? Vous avez envie de faire de l'astrophotographie ? Vous vous déplacez avec votre télescope ? Autant de questions qu'il faut se poser et auxquelles il faut répondre précisément. 
 
Chaque personne vit dans un environnement qui peut être plus ou moins favorable à l’observation céleste (ville, campagne, montagne). Une personne pourra se contenter d’observer le ciel en visuel (une monture azimutale peut suffire), alors qu’une autre voudra se jeter à corps perdu dans l’astrophotographie (moteur et monture équatoriale indispensable). Enfin, le prix varie du tout au tout, suivant la technologie ou bien la puissance de l’outil.  
Tous ces paramètres sont autant de critères qu’il faut impérativement prendre en compte avant de faire son choix. 
 
Une idée à bannir avant tout : Le grossissement (souvent annoncé comme une qualité primordiale dans les publicités) n’est pas un critère d’importance ! D’ailleurs ce n’est pas le tube qui détermine le grossissement mais l’oculaire qu’on y fixe. En outre, plus le grossissement est faible, est plus le gain en luminosité et en netteté est important.  
Le facteur essentiel pour obtenir de belles images, c’est sa capacité à récolter un maximum de lumière. Cette capacité est déterminée par l’ouverture du miroir ou bien de la lentille, donc son diamètre. Plus la quantité de lumière sera importante, et plus on pourra se permettre de grossir sans perdre en qualité d’image.  
Avant d’opter pour un gros diamètre, gardez toutefois à l’esprit l’augmentation du volume et du poids de l’engin, et assurez-vous que vous serez bien capable de le déplacer sur un site d’observation, ou même de le stocker chez vous ! 
 
Que peut-on voir avec quel diamètre (sous réserve d’un ciel peu ou pas pollué par la lumière des agglomérations) ? 
Pour les débutants, un télescope ou une lunette de 60mm de diamètre peut déjà permettre d’observer les cratères de la Lune, les tâches solaires (attention utilisation d’un filtre solaire primaire obligatoire (risque de se brûler la rétine)), les anneaux de Saturne, ou bien les bandes nuageuses de Jupiter, ainsi que ses quatre plus gros satellites. 
Un télescope de 130mm à 150mm, voire de 114mm à 130mm, ou bien une lunette de 70m à 90mm dévoilera beaucoup plus de détails du sol lunaire ainsi que des planètes, et révèlera déjà de somptueuses nébuleuses ainsi que certains amas d’étoiles. 
A partir de 200mm, votre télescope vous permettra d’observer de faibles amas stellaires, de splendides nébuleuses ainsi que des galaxies. 
 
En réalité, ce n’est pas le télescope qui grossit, mais l’oculaire qu’on voudra bien y placer, et on peut finalement y fixer n’importe quoi. Mais où est l’intérêt d’un grossissement x650, si on n’obtient qu’une tâche informe, floue, et terne ? 
En fait, quel que soit l’oculaire qu’on fixe, la quantité de lumière qui arrive dans votre œil est la même. Ce qui veut dire que plus l’image d’une planète est grossie, et plus sa lumière s’étale sur sa surface, elle s’assombrit. La résolution de l‘image possède elle aussi une limite qu’on ne peut dépasser sans obtenir une image floue et inutilisable. 
Le
grossissement maximum utile, correspond au double du diamètre du miroir (ou de la lentille) principal(e), en millimètre. Un diamètre de 114mm nous autorisera donc à grossir jusqu’à 228 fois, sans perdre en qualité d’image. 
Toutefois, pour garantir une image de qualité, même en-deçà du grossissement maximum utile, il faut faire attention à choisir un oculaire de bonne facture. Sans devoir forcément se ruiner, on trouve déjà de bons oculaires qui raviront les débutants, et même les amateurs confirmés, pour quelques dizaines d'euros seulement. Les bonnes lentilles de ces oculaires sont traitées multicouches contre les aberrations chromatiques, la coma et autres désagréments optiques. Evitez les oculaires qui sont faits de plastiques et s'approchent plus du jouet. 
La focale, c’est la distance parcourue par la lumière entre le centre de la lentille (ou du miroir primaire) et l’endroit où convergent tous les rayons lumineux : le foyer. Plus une distance focale est grande, et plus le grossissement possible sera important. 
 
Les montures : 
Monture azimutale : 
Elle offre un mouvement vertical et horizontal du tube, guidé par deux flexibles et ne nécessitant pas de moteur, ce qui est parfait pour l’observation terrestre, un peu moins pour le ciel … La plus connue de ces monture est la monture Dobson, adaptée aux tubes de grand diamètre (de type Newton par exemple). Les Dobsons n’ont pas de flexibles, mais se meuvent manuellement avec un système de roulements Téflon, très facile à utiliser, même à fort grossissement. 
Par contre, la monture azimutale est déconseillée pour ceux qui ont pour ambition de faire de l’astrophotographie. 
Monture équatoriale : 
La monture équatoriale est exclusivement dédiée à l’astronomie, et non pour l’observation terrestre. Le principe de cette monture est de suivre le mouvement de la rotation terrestre, donc le mouvement apparent de la voûte céleste, elle est donc plus adaptée pour le repérage et le suivi des astres que la monture azimutale. Cette monture permet également de repérer les astres de par leurs coordonnées célestes : ascension droite (AD) et déclinaison (DEC). 
Commandée par un flexible, elle est simple d’utilisation, commandée par un moteur électronique, elle vous permettra d’observer sans rien toucher, et de faire de l’astrophotographie. Chaque télescope à sa monture prédéfinie en fonction de son poids.  
Comment installer un télescope 
 
Vérifiez d'abord que vous avez toutes les pièces. Montez votre télescope chez vous, afin de vous familiariser avec les vis et les commandes. Assurez-vous que le télescope et le trépied sont solidement attachés à la monture. 
 
Alignez le chercheur et le télescope. Le mieux est de procédé en plein jour, en visant un objet situé à plus de 800 mètres de vous, exemple : une cime d'arbre ou un lampadaire. On peut aussi régler le chercheur en l'alignant sur une étoile, mais c'est plus difficile à cause de son mouvement dans le ciel. 
 
Si votre instrument a une monture azimutale, il vous suffit de le poser et de commencer l'observation. S'il s'agit d'une monture équatoriale, il vous faut pointer son axe vers le pôle nord céleste. Dans l'hémisphère Nord, il suffit, pour réaliser ce positionnement, de trouver l'étoile polaire. Dans l'hémisphère Sud, Sigma Octantis, étoile Polaire sud, de magnitude 5, est beaucoup plus difficile à repérer. Commencez par vérifiez que la base de votre monture est bien horizontale, que l'angle entre l'axe polaire et le plan horizontal est égale à la latitude de votre lieu d'observation et que cet axe est bien dirigé nord-sud, dans la direction de l'étoile Polaire. 
 
Utilisez l'oculaire de plus grande distance focale. Vous obtiendrez le grossissement le plus faible et le plus grand champ. Il sera alors facile de repérer quelque chose dans le ciel. 
 
Choisissez un objet brillant, tel que la lune, une planète ou une étoile. Centrez l'étoile dans le chercheur et regardez dans le télescope. Si vous avez mal alignez le chercheur vous devrez balayer lentement le ciel. Une fois, l'étoile trouvée, bloquez les axes de la monture. Ce moment miraculeux où le télescope voit pour la première fois un objet céleste a pour nom " première lumière ". 
 
Au départ, l'étoile apparaît comme une tache de lumière, ou un anneau si vous avez un télescope, ce qui signifie que l'oculaire à besoin d'être mis au point. Déplacez la molette de mise au point dans un sens ou dans un autre ; si la tache grossit, tournez dans l'autre sens jusqu'à ce que l'étoile devienne un point.