LES BASES DE LA METEOROLOGIE
Définition :

La météorologie a pour objet l'étude des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les précipitations ou le vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels que la pression, la température et l'humidité.
Comme pour les autres thèmes, l’association SPICA n’a pas pour objectif de remplacer ou de concurrencer les météorologues. Elle veut simplement permettre aux membres, qui le veulent, de savoir reconnaitre les nuages, les vents, pouvoir lire une carte météorologique, et naturellement d’utiliser ses connaissances lors des enquêtes sur le phénomène OVNI.
Bien sûr, ce qui précède n'est ni exhaustif, ni limitatif. L'association SPICA reste à l'écoute de toutes les suggestions qui pourront lui être présentées.
Météo France
Élaboré par l'Agence spatiale européenne © 2002
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Élaboré par l'Agence spatiale européenne © 2002
Élaboré par ESA © 2002
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Reconnaître les nuages :

Cirrus 
Nuages élevés en forme de filaments blancs, de bandes étroites, de virgules ou crochets, composés de cristaux de glace dispersés. Pas de précipitations associées. 
Hauteur de la base : 6000 – 12500m / Epaisseur moyenne : 300m. 












Cirrocumulus 
Banc, nappe ou couche de nuages élevés dont la plupart des éléments ont une largeur apparente inférieure à 1 degré. D’aspect ondulé ou « moutonné », ils sont constitués de cristaux de glace et parfois d’eau fortement surfondue (eau liquide à température négative).  
Pas de précipitations associées. 
Hauteur de la base : 5000 – 10000m / Epaisseur moyenne : 500m. 

Cirrostratus 
Voile nuageux élevé, transparent et blanchâtre, couvrant partiellement ou totalement le ciel. Il est constitué de cristaux de glace et donne lieu généralement à des phénomènes de Halo. Pas de précipitations associées. 
Hauteur de la base : 5000 – 11000m / Epaisseur moyenne : 500m. 

Altocumulus 
Banc, nappe ou couche de nuages blancs ou gris composés d’éléments réguliers ayant une largeur apparente comprise entre 1 et 5 degrés. Ils sont constitués de gouttelettes d’eau parfois accompagnées de cristaux de glace.  
Hauteur de la base : 2000 – 6000m / Epaisseur moyenne : 1500m. 

Altostratus 
Nappe ou couche nuageuse grisâtre ou bleuâtre couvrant totalement ou partiellement le ciel, laissant voir le Soleil comme au travers d’un verre dépoli. Constitué de gouttelettes d’eau (parfois surfondues), de cristaux de glace ou de neige. Il est à l’origine de chutes de pluie, de neige ou de granules de glace. 
Hauteur de la base : 2000 – 4500m / Epaisseur moyenne : 2000m. 












Nimbostratus 
Couche nuageuse grise et sombre dont l’aspect est rendu flou par des chutes de pluie ou de neige atteignant le sol. L’épaisseur de cette couche est parfois suffisante pour masquer complètement le Soleil. Ce nuage est constitué de gouttelettes d’eau, de cristaux de glace ou de flocons de neige. Précipitations associées : pluie, neige ou granules de glace. 
Hauteur de la base : 400 – 1800m / Epaisseur moyenne : 3000m. 

Stratocumulus 
Banc, nappe ou couche de nuages composés de « dalles ou galets ». La plupart des éléments (soudés ou non) ont une largeur apparente supérieure à 5 degrés. Ils sont constitués de gouttelettes d’eau (parfois accompagnées neige roulée ou de flocons de neige). Précipitations associées : pluie ou neige faible ou neige roulée.  
Hauteur de la base : 600 – 2000m / Epaisseur moyenne : 600m 

Cumulus 
Cumulus Bulimis : nuages séparés, contours bien délimités, base horizontale avec faible développement vertical. Nuages de beau temps, apparaissant le matin et disparaissant le soir. Ils sont constitués de gouttelettes d’eau. Pas de précipitations associées 
Cumulus condestus : Cumulus avec développement vertical important, dont l’aspect bouillonnant révèle de puissants mouvements verticaux. Ils sont constitués de gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace (si la partie supérieure du nuage est très inférieure à 0°C). Précipitations associées : averses de pluie, neige ou neige roulée. 
Hauteur de la base : 150 – 2000m / Epaisseur moyenne : 2000m 














Cumulonimbus  
Nuage dense et puissant au développement vertical considérable. La partie supérieure lisse et fibreuse s’étale en forme d’enclume ou de vaste panache. La partie inférieure apparaît très sombre du fait de la grande extension verticale du nuage. Précipitations associées : averses de pluie, neige, neige roulée, grêle ou grésil. Les orages sont toujours provoqués par ce genre de nuage. 
Hauteur de la base : 400 – 2000m / Epaisseur moyenne : 7000m 
 
Informations de la fiche de météo France « reconnaître les nuages » 
Cirrus
Cirrocumulus
Cirrostratus
Altocumulus
Altostratus
Nimbostratus
Cumulus
Stratocumulus
Cumulonimbus
En Ufologie on parle souvent de ballon, de dirigeable, de montgolfière, etc. Ces différents engins sont soumis aux caprices d’Eole. Dans cet article, nous allons parler de ce qui concerne notre environnement direct, à savoir : 
 
Le vent 

Qu’elle est sa force, ses effets, nous allons le savoir grâce au dénommé Beaufort* qui a établit une échelle de 12 valeurs progressives. 
Le vent est généré par la rotation de la terre, de multiples paramètres vont influencer sa direction, sa force, sa densité, comme la température, l’altitude, le relief (qui transforme un vent horizontal en résultante verticale), la saison, l’hygrométrie, etc. 
Le vent s’oriente, d’une manière également tout à fait arbitraire, en fonction des points cardinaux. L’air est comme de l’eau dans une casserole : en fonction de la température, il se produit des bulles qui montent en se déplaçant (les fameuses pompes utilisées par le vol libre et le vol à voile) 

Pour vous permettre de compléter vos connaissances en météorologie, voici : 
L'échelle de Beaufort 
Utilisée essentiellement par les marins et navigateurs, elle exprime la force du vent mesurée en degrés Beaufort, à une hauteur de 10 mètres au-dessus d'un terrain plat et découvert ; en fait, il s'agit généralement d'un calcul effectué à partir de la vitesse moyenne du vent calculé sur une période de 10 minutes. 












 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 



 








 
Le but de ce tableau, c’est de vous permettre lors d’une observation d’un phénomène insolite d’indiquer : 
 
- vent : oui ou non 
- direction du vent 
- évaluation de la force du vent 
 
Ces différents éléments sont toujours utiles lors d’une enquête. Bon vent à tous ! 

*Sir Francis Beaufort (1774-1857) amiral de la British Navy et inventeur de l’échelle qui porte son nom, dès 1805   
Nombre de Beaufort Terme générique Vitesse
à 10m
du
de
vent
hauteur
Que se passe-t-il au large ? Que se passe-t-il sur terre ?
Degré Descriptif En km/h En m/s En nœuds Remarques Hauteur des vagues Remarques
0 Calme moins de 1 0 - 0,2 moins de 1 La mer est comme un miroir. 0 m. La fumée monte verticalement.
Très légère brise 1 à 5 0,3 - 1,5 1 à 3 Il se forme des rides sur l’eau, mais il n'y a pas d'écume. 0 à 0,1 m. Les girouettes ne s'orientent pas.
2 Légère brise 6 à 11 1,6 - 3,3 4 à 6 Vaguelettes courtes ; leurs crêtes ne déferlent pas. 0,1 à 0,5 m. On sent le vent sur la figure, les feuilles bougent. Les drapeaux se déploient.
3 Petite brise 12 à 19 3,4 - 5,4 7 à 10 Très petites vagues ; écume d'aspect vitreux. 0,5 à 1,25 m. Les drapeaux flottent bien. Les feuilles sont sans cesse en mouvement.
4 Jolie brise 20 à 28 5,5 - 7,9 11 à 15 Petites vagues devenant plus longues ; moutons nombreux. 1,25 à 2,5 m. Les poussières s'envolent, les petites branches plient.
5 Bonne brise 29 à 38 8 - 10,7 16 à 21 Vagues modérées, allongées ; moutons nombreux. 2,5 à 4 m. Les petits arbres balancent. Les sommets de tous les arbres sont agités. Les vents sifflent dans les fils électriques
6 Vent frais 39 à 49 10,8 - 13,8 22 à 26 Des lames se forment ; crêtes d'écume blanche plus étendues. 4 à 6 m. Les grandes branches des arbres sont agitées. On entend siffler le vent.
7 Grand frais 50 à 61 13,9 - 17,1 27 à 33 La mer grossit ; l'écume est soufflée en trainées ; lames déferlantes. 6 à 9 m. Tous les arbres s'agitent. La marche contre le vent est pénible.
8 Coup de vent 62 à 74 17,2 - 20,7 34 à 40 Lames de hauteur moyenne ; de leurs crêtes se détachent des tourbillons d'embruns. 9 à 14 m. Quelques branches cassent. La marche contre le vent impossible.
9 Fort coup de vent 75 à 87 20,8 - 24,4 41 à 47 Grosses lames ; leur crête s'écroule et déferle en rouleaux. > 14 m. Le vent peut endommager les bâtiments. Tuyaux de cheminée et ardoises arrachés.
10 Tempête 88 à 102 24,5 - 28,4 48 à 55 Très grosses lames à longues crêtes en panache ; déferlement en rouleaux intense et brutal. > 14 m. Arbres déracinés, importants dommages aux habitations.  
Gros dégâts.
11 Violente tempête 103 à 117 28,5 - 32,6 56 à 63 Lames exceptionnellement hautes ; mer recouverte de bancs d'écume blanche Très gros ravages faits à l'environnement et aux habitations.
12 Ouragan plus de 118 32,7 ou plus plus de 64 Air plein d'écume et d'embruns ; mer entièrement blanche ; visibilité très réduite. > 14 m. Immenses ravages à l'environnement et aux habitations. Évacuation des populations. État d'urgence.
Le temps sur Terre 

Cette image satellite fait apparaître les principales caractéristiques du système de circulation global. 
A noter : 
- La bande bien marquée des nuages équatoriaux (zone de convergence inter-tropicale, encore appelée ITCZ) et le mouvement général de l'atmosphère, orienté à l'est sous nos latitudes. 
- Au-dessus de l'Afrique, des cellules de convection fortement
marquées, caractéristiques de la fin de l'après-midi. 
- Les alizés tropicaux, au nord et au sud de l'ITCZ, et la présence de
strato-cumulus audessus de l'Atlantique Sud 
- La circulation des dépressions cycloniques aux moyennes latitudes 
Les satellites Météosat, postés sur l'orbite géostationnaire à environ
35 800 km d’altitude permettent de voir presque la moitié de la Terre. 
Leurs images en lumière visible ou infrarouge peuvent être étudiées 
directement (image de gauche) ou servir à établir des modèles 
théoriques (modèle de répartition des températures estivales ci-dessous). 
Tous les phénomènes météorologiques, vents, nuages, températures et
précipitations, sont induits par l'énergie du rayonnement solaire. La
quantité d'énergie solaire absorbée par la surface terrestre est très
différente à l'équateur et aux pôles. C'est ce déséquilibre qui est
à l'origine des principaux mouvements de l'air et de l'eau contenus
dans l'atmosphère (sous leurs différentes formes). 
L'excédent d'énergie absorbé sous les tropiques s'éloigne de
l'équateur en direction du nord et du sud, créant de puissants systèmes
éoliens. 
Ce que nous appelons "le temps" correspond à des phénomènes qui ne concernent que la mince couche inférieure de l'atmosphère.
Le modèle insulaire – Système mer/terre 
Réchauffement relatif des masses terrestres et marines (de jour) 
En allant à la plage en milieu de matinée, on remarque que le
sol et l'air sont déjà chauds, alors que l'eau est encore fraîche.
Le Soleil a réchauffé le sol plus vite que la surface marine. De
manière générale, les endroits bien exposés, les masses
rocheuses, les routes et les terres défrichées se réchauffent 
plus vite que les étendues d'eau, les forêts et les pâturages.
L'air se réchauffe donc plus vite au-dessus des terres, il se
dilate et s'élève parce qu'il devient moins dense (comme le
ferait un ballon rempli d'air chaud). Il faut bien que "l'excédent
d'air" aille quelque part : à plus haute altitude, il s'écoule
latéralement, et en se refroidissant se met à descendre
au-dessus des masses d'eau, plus froides, créant ainsi une
"haute pression" locale faisant pendant à la "basse pression"
surplombant les terres. En même temps, il se crée à basse
altitude un courant d'air allant de la mer vers la terre (brise
locale). La nuit, la boucle s'inverse car les terres se refroidissent
aussi plus vite que les étendues d'eau. 

Circulation atmosphérique (avec isobares) 
La pression atmosphérique est le poids de la colonne d'air située
au-dessus d'un point donné. Elle décroît avec l'altitude. De plus,
les masses d'air se dilatent en se réchauffant et se contractent en
se refroidissant. Les isobares sont des lignes qui joignent tous les
points de même pression atmosphérique. Au dessus des terres,
l'air se réchauffe plus vite et se dilate de sorte que les isobares
sont plus écartés. Le schéma illustre ce phénomène de basse
pression relative, par rapport à l'air se trouvant au-dessus de l'eau.
Ascendance, convection, et origine des nuages 

L'eau est présente partout dans l'atmosphère, sous forme de vapeur. C'est dans la basse atmosphère que sa concentration est la plus élevée. Une partie de cette vapeur se condense en gouttelettes d'eau liquide ou en minuscules cristaux de glace en suspension, parfois même à faible altitude, ce qui produit alors du brouillard. En s'élevant dans l'atmosphère, les masses d'air se refroidissent peu à peu. Lorsque la température approche du point de rosée, la vapeur d'eau commence à se condenser de façon visible. De loin, les minuscules gouttelettes ou cristaux de glace en suspension dans l'air prennent la forme de nuages. C'est donc la montée des masses d'air qui est à l'origine des nuages.
 
Cette ascension peut avoir d'autres causes. Ainsi, des masses d'air se déplaçant horizontalement peuvent rencontrer un obstacle (par exemple une chaîne de montagnes) qui les force à s'élever, ce qui crée parfois une écharpe nuageuse tout le long de la chaîne. En général, lorsque l'air qui monte est très sec, il ne se forme pas de nuages. 


















Nuages et pluie 
Les nuages sont des régions de l'atmosphère chargées de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension. Lorsque l'air monte, les particules les plus petites s'élèvent avec lui tandis que les plus grosses, qui sont aussi plus lourdes, tombent. Il pleut ! Mais il arrive qu'elles s'évaporent avant de toucher le sol ou bien qu'elles gèlent et forment des flocons. Les cristaux de glace deviennent parfois si gros qu'il grêle. 

Fronts 
Les formations nuageuses les plus grosses se constituent autour des cellules dépressionnaires, formant des systèmes migratoires qui, sous nos latitudes, se déplacent généralement d'ouest en est. Les bras spiraux des dépressions forment des ‘fronts’ (arcs de nuages qui peuvent s'étendre sur des centaines de kilomètres de long). Un front dans lequel les masses d'air en progression sont plus froides que celles qu'il chasse est un front froid. Dans le cas inverse, il s'agit d'un front chaud. Les nuages associés aux fronts froids et chauds ne sont pas du même types en raison des caractéristiques différentes de l'air qui les contiennent. 

Types de Nuages 
On distingue deux grandes familles de nuages aux formes caractéristiques, les cumulus et les stratus, qui regroupent chacune de nombreuses sous-catégories. Les cumulus accompagnent les fronts froids tandis que les stratus sont le plus souvent associés à des fronts chauds. On classe souvent les différentes catégories de nuages en fonction de l'altitude à laquelle se situe leur base.
Formations nuageuses associées aux fronts chauds et aux fronts froids
Passage d'un front 

Il n'existe pas de lien direct entre la pression atmosphérique en un lieu donné à un moment donné et le temps qu'il fait. Cependant, savoir avec quelle rapidité la pression atmosphérique se modifie en un point particulier peut fournir de précieux indices aux météorologues. Les mesures de pression atmosphérique sont enregistrées par un instrument appelé barographe. Sur le schéma, les pressions mesurées sont corrélées à des informations sur les types de nuages observés. Les différences de pression sont à l'origine des mouvements des masses d'air et déterminent la force des vents. 

Passage d'une dépression s'accompagnant de fronts froids et chauds 


















Une baisse rapide de la pression atmosphérique (chute du baromètre) annonce invariablement l'arrivée du mauvais temps. Si, en même temps, la direction du vent se modifie dans le sens des aiguilles d'une montre (par exemple de l'est au sud), c'est le signe de l'approche d'une zone dépressionnaire. Cette déduction est parfois corroborée par l'apparition de formations nuageuses caractéristiques des dépressions : cirrus (Ci), cirrostratus (Cs), altostratus (As). A ce stade, la pluie est imminente. Les nimbostratus (Ns) s'accompagnent fréquemment de fortes pluies. Une chute extrêmement rapide de la pression atmosphérique annonce une tempête. Entre le passage du front chaud et du front froid, la pression atmosphérique s'élève légèrement, mais seulement pendant un court laps de temps. Le front froid amène souvent de fortes averses, causées par une ascension rapide d'air chaud et humide qui donne naissance à des cumulonimbus (Cb) et provoque de fortes rafales de vent en surface. Dans son sillage, le baromètre remonte et l'air redevient progressivement plus sec, changement qui s'accompagne de l'apparition des cumulus (Cu) de "beau temps".
Système dépressionnaire d'été 

Cette image satellite montre un système dépressionnaire qui a traversé l'Europe en trois jours en août 1992. Les dépressions estivales sont d'ordinaire moins violentes que les dépressions hivernales et passent en général davantage au nord. Cela vient en partie du fait qu'il y a moins d'écart en été entre la quantité d'énergie solaire reçue aux faibles latitudes et aux latitudes élevées. La chaleur étant répartie plus également, les transferts sont plus faibles et les dépressions sont donc moins nombreuses et moins marquées qu'en hiver. 
- Front froid (en bleu) s'étendant du Nord de la Suède au 
Royaume-Uni en passant par la Pologne, l'Allemagne et
la France. 
- Front chaud (en rouge) allant de l'Irlande à l'Islande. 
- Front froid audessus de l'Océan Atlantique 
- Les fortes chaleurs régnant en Espagne sont à l'origine
d'une zone dépressionnaire qui risque de provoquer de 
violents orages. 
 


Les météorologues s'intéressent beaucoup à l'instabilité
du temps aux latitudes moyennes car elle constitue un
cas d'école permettant de tester les modèles
mathématiques servant aux prévisions. Ces modèles
fonctionnent à partir des données transmises par les
satellites ou obtenus par des moyens traditionnels. Les
données des satellites Météosat (mises à jour toutes
les 30 minutes) fournissent des informations sur les
paramètres météorologiques suivants : 


- Vent (mesure du déplacement des nuages et de la 
vapeur d'eau atmosphérique) 

- Structures nuageuses (étendue, type et altitude 
des nuages) 

- Humidité (teneur en vapeur d'eau) 

- Températures de surface
Système dépressionnaire d'hiver 


Au-dessus de l'océan Atlantique, il se constitue en
permanence une série de systèmes dépressionnaires
qui, chassés vers l'est, vont traverser l'Europe. Cette
image satellite est caractéristique des hivers
européens : dépressions bien développées et fronts
nettement visibles. On observe un système de fronts
avec une masse d'air chaud positionnée entre les Iles
britanniques et l'Islande. 
Ces fronts sont associés à une dépression (960 mbar
ou hPa) au sud-est du Groenland. Ils progressent en
direction de l'Europe. On constate un fort gradient de
pression nord-sud étant donné la présence d'une haute 
pression (1040 mbar) au sud-ouest de l'Europe; les
masses d'air se déplacent donc rapidement. 
L'air froid qui suit le front provoque la formation de
nuages dispersés caractéristiques des phénomènes de
convection. Ils sont clairement visibles sur l'image
satellite en noir et blanc. L'image colorisée (la petite)
donne les températures de surface des terres et des mers. 
Exemples de conditions météorologiques types 

Incursion d'air froid (avril) 
Le front froid associé au système dépressionnaire scandinave avance 
peu à peu au-dessus de l'Europe centrale en cours de journée. Il 
apporte de l'air océanique froid et met fin à un épisode de douceur 
printanière. 
La dépression, qui se déplace vers le sud-est, commencera par apporter
à 
l'Europe centrale de l'air océanique doux, qui sera suivi ultérieurement
par 
de l'air arctique froid. Il y a même un risque de chute de neige. 


Dorsale anticyclonique (été) 
Le temps est déterminé par une dorsale anticyclonique installée audessus 
de la mer du Nord, qui apporte de l'air continental sec en provenance 
de l'est de l'Europe. Les températures se situent entre 28 et 32°C. Des 
orages dus à la convection peuvent survenir localement. La dorsale 
anticyclonique protège l'Europe de l'habituelle dérive des basses pressions
en direction de l'est. 


 




Pluies d'automne 
Le front polaire s'est déplacé vers le sud en raison du faible ensoleillement 
automnal. Le temps se caractérise par une succession de cellules 
dépressionnaires venant de l'Atlantique Nord dont le passage amènent
des tempêtes. L'anticyclone 
semi-permanent des Açores s'est retiré loin
au sud. De forts vents d'ouest sont 
à attendre, en Normandie par exemple.
Données météorologiques et prévisions 

1977: L'Europe lance son premier satellite météorologique,
Météosat, qui fournit des images toutes les 30 minutes. Les
sept satellites Météosat qui se sont succédés à ce jour ont
radicalement transformé les prévisions météorologiques en
Europe. Le programme Météosat de seconde génération prendra
la relève à partir de 2002. 

 Il existe deux types de satellites météorologiques : les
satellites sur orbite polaire dont l'orbite, circulaire, est
généralement comprise entre 800 et 1500 km d'altitude,
et les satellites géostationnaires, postés audessus de
l'équateur, en un point qui paraît fixe de la Terre, à une 
altitude d'environ 36 000 km. Météosat est un satellite
géostationnaire. 

La nouvelle génération 
Le nouveau satellite européen MSG (Météosat de seconde
génération) représente une avancée qualitative majeure. 

- La cadence de prise de vues sera doublée (une image 
toutes les 15 minutes au lieu de 30 minutes aujourd'hui). 
- Résolution : 1 x 1 km dans le canal visible à haute
résolution (contre 2,5 x 2,5 km actuellement) 
- Il disposera de 12 canaux spectraux (contre 3 seulement 
à l'heure actuelle) : 3 canaux dans le visible et 9 dans 
l'infrarouge, ce qui permettra de détecter dans l'atmosphère 
les gaz à l'état de trace comme l'ozone. 
- Transmission rapide des données : avec un débit de 
données de plus de 3 Mb/s, MSG est presque vingt fois 
plus rapide que son prédécesseur, le satellite Météosat
actuel. 

MSG a été conçu par l'Agence spatiale européenne, ESA.
Les données de ce satellite météorologique seront traitées
par EUMETSAT à Darmstadt en Allemagne, d'où elles
seront transmises aux services météorologiques. 
Science : l'ESA développe et exploite des satellites, des sondes et des télescopes spatiaux pour étudier le système solaire et l'Univers. Actuellement, les quatre sondes Cluster analysent le vent solaire, XMM, satellite d'étude du rayonnement X, traque les trous noirs et Huygens poursuit sa route vers Titan, une lune 
de Saturne. La sonde Rosetta, en construction, atterrira sur la comète Wirtanen. Au-delà, il est prévu d'étudier le rayonnement gamma (satellite Integral) et d'envoyer une sonde sur Mars (mission Mars-Express). L'ESA a également participé à la réalisation du Télescope spatial Hubble et collabore à son 
exploitation. 






Télécommunication et navigation : l'ESA met au point de nouvelles technologies comme le transfert de données dans l'espace au moyen de lasers. Elle teste actuellement un nouveau système de propulsion ionique destiné aux satellites. Elle a lancé la réalisation d'un système de navigation européen, 
Galileo, composé de 32 satellites ultra-modernes, qui communiquera des informations de position avec une précision de 2 mètres. 

 




Lanceurs : La première fusée Ariane a été lancée en 1979. Depuis, l'ESA en a sans cesse amélioré les performances. Aujourd'hui, le lanceur Ariane-5 met sur orbite 60% de tous les satellites civils du monde. Les ingénieurs de l'ESA travaillent actuellement sur une nouvelle version d'Ariane-5 qui pourra 
placer 16 tonnes sur orbite. Ariane est lancée de Kourou en Guyane française. 

 < Ariane-5 surplombant le pas de tir de ses 50 m de hauteur. Sous sa coiffe, le satellite Envisat (8 tonnes). 


 


Surveillance de l'environnement : repérer les pollueurs, voir les incendies jusque dans les zones les plus isolées, déterminer l'étendue d'une inondation ou de la déforestation sous les tropiques, vérifier les modélisations de l'atmosphère ou de la circulation océanique à l'échelle du globe : toutes ces tâches 
incombent aux satellites d'observation de la Terre. Le satellite Envisat de l'ESA est le plus puissant d'entre eux. Il enregistre une multiplicité de paramètres : présence dans l'atmosphère de gaz à l'état de traces, concentration des eaux de mer en phytoplancton, courants sous-marins… Il aidera à prévoir 
séismes et éruptions volcaniques. Quelque 10 000 chercheurs du monde entier travaillent sur les observations d'Envisat pour mieux comprendre notre environnement et déterminer les dangers qui le guettent. 

 

Vols habités : les spationautes européens effectuent des vols spatiaux à bord de la navette américaine et de la capsule russe Soyouz. En 2004, le module laboratoire européen Columbus sera amarré à la Station spatiale internationale (ISS). Un équipage permanent de trois astronautes pourra y conduire en 
apesanteur et dans le vide des expériences fondamentales de physique, chimie et biologie. Quinze astronautes s'entraînent actuellement au Centre des astronautes européens, à Cologne. 

<< Le laboratoire Columbus de l'ESA amarré à la Station spatiale internationale