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Les noms des étoiles
Après la soirée d’observation du ciel 2002, j’ai voulu m’intéresser de plus près à l’origine des désignations des constellations : littéraire dans l’âme, je me suis donc plongée dans les livres (comme j’en ai l’habitude) pour y trouver des réponses…
Pour commencer, c’est à partir du latin que le terme contemporain ‹constellation› a débuté son évolution : d’abord sous une forme composée (cum+stella), puis sous la forme ‹constellatio›, qui signifie « position des astres » ou « état du ciel ». Après avoir connu plusieurs graphies comme ‹constellacion› (1265), l’orthographe du nom a enfin été consignée telle que nous la connaissons aujourd’hui, à partir du XVIe siècle. Ensuite, en levant les yeux vers la voûte céleste, il n’est pas surprenant de penser qu’à une époque plus reculée, donner un nom à une étoile permettait tout simplement de la différencier des autres. Et il semble vrai que, pour une étude plus méthodique du ciel, il est indispensable de s’y créer des repères. Déjà l’astronome grec Hipparque avait dressé un catalogue d’étoiles classées en échelle de grandeur, allant de 1 à 6. Ainsi, les étoiles ont été désignées par une lettre grecque : l’étoile la plus brillante de la constellation recevant la lettre Alpha, la suivante la lettre Bêta, etc. Par la suite, les civilisations anciennes ont reconnu des systèmes stellaires présentant quelque ressemblance avec des créatures mythologiques (Pégase, le Centaure), des héros légendaires (Hercule) ou encore des objets usuels : par exemple, le chariot ou la casserole de la Grande Ourse, qui est une forme aisément repérable dans notre hémisphère. Les étoiles ont donc été regroupées en 88 constellations. Celles-ci portaient des noms latins, dont sont issus leurs noms usuels : Ursa major est devenu la Grande Ourse, Virgo la Vierge, Andromeda Andromède, et ainsi de suite… A parler du latin, il conviendrait de rechercher l’origine de leur dénomination dans la Rome antique : erratum ! Elle provient de la civilisation babylonienne du Ve siècle av. JC : le Taureau et l’Aigle sont par exemple des constellations babyloniennes. Plus tard, les Grecs en rebaptisèrent certaines, comme la Panthère qui devint le Cygne ou encore la Chèvre qui devint la Lyre. Enfin, l’astronomie dota les constellations australes de noms plus communs, tels que Telescopium ou Microscopium : ce qui rompit quelque peu avec l’imagination populaire des siècles passés. Néanmoins, celles dont les noms demeurent inchangés depuis des siècles sont un formidable témoin de l’imagination des civilisations passées et du mystère que leur inspirait la voûte céleste.
« Mais quel regard devons-nous porter sur le ciel ? Un regard neuf ou un regard ancien ? » F. Mulder, Patient X, de la série X-Files J
Céline HANSEN
Sources : Colin A. Ronan, Le guide du ciel F. Gaffiot, Dictionnaire Latin Français France Loisirs, Larousse encyclopédique en couleurs
Date de création : 14/01/2005 @ 18:04
Dernière modification : 14/01/2005 @ 18:05
Catégorie : Astronomie
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