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Voyage au Col de Vence

Impressions rendues par le groupe d’étude C.D.V.* lors de son déplacement au Col de Vence les 3,4 et 5 septembre 2004.

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Avant-propos :

L’article qui va suivre risque peut-être de décevoir les lecteurs qui s’attendent à un récit relatant des choses fantastiques vécues au Col de Vence. Il est vrai que le groupe d’étude C.D.V., constitué par Jean-Jacques Goetschy, Christian Kiefer et moi-même, est parti là-bas avec l’intention d’observer et constater la part anormale des événements censés s’y produire.
Il en a été un peu autrement comme vous allez pouvoir lire. Mais, rassurez-vous, les attentes sur place ne furent jamais déçues. Le texte qui suit suggère sans affirmer. Il décrit des impressions, des moments ; le vécu du présent immédiat.
Il devrait donner à d’autres l’envie d’aller voir ce qui se passe au Col de Vence pour que nous soyons de plus en plus à constater que ce lieu est particulier. Afin que nous soyons nombreux à pouvoir dire,
Ailleurs… c’est ici.

Cinq heures. Il est 5h00 ce vendredi matin, et le réveil se fait dans les circonstances ressenties avant les départs pour des endroits que l’on ne connaît pas. Ce mélange d’appréhension et d’exaltation qui chatouille le nombril et donne cette impression de vide dans le bas du ventre. Tout ce qui a put être dit et vu à propos de la destination défile à la manière d’un flash-back. Les pensées se tournent également vers les deux amis qui vont participer au voyage. Christian Kiefer doit venir me récupérer vers 7h45, et ensemble nous passerons prendre Jean-Jacques Goetschy. Nos lieux de résidence ont bien sûr décidés de ce routage établis. L’envie de se rendre au Col de Vence devait être particulièrement forte chez moi. En effet, convaincu que Christian me récupère vers 6h45, je l’appel sur son portable aux alentours de 6h30, ce qui ne manque pas de l’étonner. Confus, je raccroche en me disant qu’il est bien sur pied avec certainement les mêmes sensations au fond de lui.
Il n’était bien sûr pas simple de trouver un week-end prolongé pouvant convenir à trois personnes dont les métiers, les horaires et les disponibilités diffèrent fortement. Sans parler des familles dont les réactions bienveillantes peuvent cacher des agacements, voir des frustrations. Qu’elles soient ici remerciées de leur indulgence.
Du Col de Vence, nous avions beaucoup entendu, vu et lu. Se faire une opinion à distance est bon pour des chercheurs de salon qui, de surcroît, ont souvent la critique et le dénigrement faciles. C’est sur le terrain que l’étude doit se faire. En se rendant sur les lieux, l’approche est beaucoup plus exacte. Les conditions d’enquêtes aussi. Pour comprendre et ( éventuellement ) analyser une telle multitude de phénomènes, il vaut mieux se plonger dans l’essence même de ceux-ci.
Ma petite heure d’avance est mise à profit pour compléter le petit-déjeuner et refaire un check rapide sur le matériel qui doit m’accompagner. Rien ne manque, et je me retrouve déjà dans la voiture de Christian, en route pour Hégenheim ou nous attend Jean-Jacques.
Sur la route, le sujet de conversation se porte sur les repas ufologiques Strasbourgeois. Nous respectons en cela la demande du Président Morgenthaler nous demandant d’en débattre à la suite des déboires qu’il vous expliquera en réunion ou par le biais d’un article. Le sujet reviendra d’ailleurs comme un leitmotiv pendant toute la durée des trajets aller et retour, occasionnant au passage de franches rigolades ( mes deux complices comprendront ), et meublant nos silences passagers sur les kilomètres asphaltés.
Aux alentours de 9h00, nous avons rejoint Jean-Jacques. Force est de constater qu’une partie de ses bagages sera utile et bienvenue : eau minérale… et bière ! L’intendance « pratique » a toujours été l’un des points forts chez notre ami Jacky, et nous ne le remercierons jamais assez pour cela.
Le grand ruban noir nous a menés en Suisse et nous roulons déjà depuis un bout de temps dans un paysage vert et montagneux, accompagné d’une météo absolument splendide. Le déplacement se présente donc sous les meilleurs hospices, car nous allons passer beaucoup de temps à l’extérieur.
Notre plan de route nous est conseillé par un logiciel de routage consulté et imprimé par Christian Kiefer avant notre départ. France, Suisse, Italie et retour sur le territoire national doit nous permettre de gagner du temps par rapport au trajet classique par notre pays. Ceci est peut-être valable pour les touristes qui possèdent une grande habitude de la signalisation routière Italienne qui n’est pas aussi pléthorique que chez nous. En effet, après une collation et un plein du véhicule, nous allons rencontrer divers « problèmes d’orientation » qui vont nous retarder assez sérieusement. Le retour en France se fera d’ailleurs par le Col de Tende, un point perdu sur la carte, alors que nous aurions dû déboucher du côté de Menton.
Il est déjà tard et nous devons encore nous rendre sur les hauteurs de la région niçoise pour rejoindre Vence ou un autre endroit pour trouver un hébergement. Nous n’avons effectivement aucune réservation de prévue, et ceci corse notre petite aventure. Nous voulions trouver un gîte très proche du Col de Vence une fois sur place. Nous ne pensions pas arriver avec autant de retard. Heureusement, Christian a les coordonnées d’une auberge qui est conseillée par l’un des deux groupes d’études qui montent régulièrement au Col. Celle-ci est située après le Col de Vence, en partant de la direction d’où nous venons. Décision est prise de nous y rendre car il fait nuit et nos chances de trouver autre chose sont minces, vu notre méconnaissance de la région. Et c’est là que l’espèce de magie présente au Col de Vence commence à opérer…
Il est près de vingt heures lorsque nous passons pour la première fois le Col de Vence, sur la route qui rejoint l’auberge. Il y règne une clarté lunaire alors que Séléné n’est pas levée et le relief est torturé par les forces naturelles. Nous devons nous rendre dans le village de Coursegoules et trouver « l’Auberge de l’Escaou », en espérant le gîte et le couvert en arrivant. Coursegoules est un petit village médiéval perché en hauteur dont l’étroitesse des rues et ruelles tranche avec les sinuosités de la route qui vous y mène. Nous trouvons très facilement l’auberge ou le patron et son personnel nous reçoivent superbement bien, avec un excellent dîner malgré l’heure avancée. Nous sommes de suite sous le charme. L’ardoise extérieure sur laquelle sont indiqués les plaisirs culinaires du jour porte l’intitulé

Ailleurs c’est ici !

L’heure de l’Angélus n’est pas très loin quand nous remontons au Col pour une partie de la nuit. Nos chambres d’hôtel très confortables et le repas servi nous ont remis de notre fatigue. Et puis, il y a l’excitation d’aller faire ce pourquoi nous sommes venus. Un peu plus tôt, Jacky s’est entretenu par téléphone avec la personne qui est la référence en matière de phénomènes qui se produisent au Col de Vence. Malheureusement, elle ne peut nous rejoindre ce soir. C’est donc seuls et sans connaissance du site que nous allons nous faire une première idée.

« Jardin suspendu aux lèvres de la liberté et de la tolérance » est le nom d’une œuvre très aérienne d’un artiste plutôt new-age qui se sert des gros rochers blancs du Col pour s’exprimer. Notre première vision du Col de Vence est un ensemble de rocs couverts de personnages qui s’entremêlent, semblables à ces pierres tourmentées que l’on trouve la-bas. Généreux et opulents, ils semblent se livrer à des jouissances mystérieuses et fortes que les rochers lisses rendent avec une sensualité certaine. Le trait, d’inspiration indienne, évoque vaguement le kama-sutra. Plus loin, une forme humaine fantomatique faite de tissu amidonné semble attendre le visiteur. Notre première pensée d’enquêteur est que le Col sert de lieu de rencontre à différentes mouvances et que les phénomènes constatés ne sont que le résultat des délires qui accompagnent ce type de réunions. Toutefois, nous nous reprenons très vite une fois passée la portion de terrain où se trouvent les dessins. Nous poussons plus loin la ballade nocturne et, peu à peu, tombons sous le charme immédiat et éternel du Col de Vence. De gros insectes nocturnes rasent le sol et nos têtes avec un vrombissement caractéristique. Il ne fait pas froid et le climat est sec.
L’atmosphère très éthérée et la blancheur épurée des pierres font que cet endroit parle et chuchote au travers des multiples plaies que l’érosion lui inflige. Nous prenons nos premières photos de nuit et je suis, pour ma part, très loin de me douter du résultat positif qui se trouve sur ma troisième prise de vue.
Il me semble que nous devons ici quelques explications aux lecteurs qui ne sont pas au fait de ce qui se passe au Col. En effet, en dehors d’être un lieu ou la manifestation du phénomène ovni est importante, des anomalies qui peuvent se classer dans la catégorie du paranormal s’y manifestent également. Paranormal n’est d’ailleurs pas un bon terme pour ces manifestations. Autre réalité ou autre « plan d’existence » s’y adapte mieux. Les phénomènes se présentent de différente façon :

- Apparitions de type ovni, comme déjà évoqué.
- Apparitions de boules lumineuses ou très lumineuses sur les photos prises aussi bien en numérique qu’en argentique, voir sur des films avec des supports de même nature. Le tout alors que rien n’est visible à l’œil nu.
- Apparitions d’éclairs ou de formes indéfinies sur les photos ou films. Le tout alors que rien n’est visible à l’œil nu.

Les apparitions citées figurent aussi bien sur des photos ou films avec des sujets choisis, que sur des photos ou films pris de façon aléatoire.

- Photos différentes de ce qui a été photographié.
- Vols et jets de pierres dont la cause demeure totalement inconnue. Les pierres peuvent être de nature différente de celles que l’on trouve sur le site ( galets de plage par exemple)
- Diverses manifestations lumineuses avec des comportements déroutants.
- Manifestation d’au moins un bruit d’origine non identifié.

La liste est loin d’être exhaustive et nous la limitons volontairement aux faits déjà publiés dans diverses revues et à ceux dont nous avons appris l’existence lors de notre séjour sur place. De plus, en ajouter d’autres reviendrait à perturber plus d’un esprit cartésien qui aura déjà du mal d’admettre ceux de la liste ci-dessus.

Nous arpentons le terrain comme ceci depuis un bon moment, lorsque Christian attire notre attention sur une lumière orangée qui semble se mouvoir dans le lointain, près de la cime des arbres. Aussitôt, tous les sens en éveil, nous braquons nos jumelles sur cette bizarrerie lumineuse qui vient de mettre Jacky dans un état d’excitation certain. Christian et moi-même relativisons très rapidement, et nous demandons à Jacky d’en faire de même.
Après une observation plus calme et détaillée, nous nous rendons compte que la lumière bouge beaucoup moins que ce que nous avions cru voir tout d’abord. En effet, nous étions à ce moment là dans un mouvement de progression permanent ; quand l’illusion très connue de l’objet qui bouge lorsqu’on se déplace et s’arrête lorsqu’on en fait de même se manifeste…
Très vite, et à cause de la distance relativement lointaine de la chose, nous arrivons à conclure que l’illusion est due aux cimes des arbres qui bougent très légèrement et au relief d’avant-plan qui est loin d’être linéaire. En définitive, nous parvenons à identifier un signal lumineux de péage autoroutier. Il faut dire que la vue que l’on a au Col de Vence est somptueuse et lointaine, avec notamment toute la baie de Nice et de ses environs qui déroule à vos pieds comme un tapis lumineux.
Passée notre première émotion « vencienne », nous décidons d’aller explorer un peu de l’autre côté de la route. Il ne se passera plus rien cette nuit là, hormis le fait que nous trouvons cet autre côté bien moins spectaculaire que celui que nous avons vu auparavant. En allant nous coucher, nous ne pouvions savoir combien cette appréciation était fausse et prématurée…

Il fait grand soleil le lendemain. La terrasse ombragée de l’Auberge de l’Escaou est l’endroit rêvé pour un petit déjeuner calme et serein. La nuit fut courte, mais nous avons dormi comme des souches. Aucun rêve n’est venu bercer la nuit solitaire des trois membres du groupe. Nous avons tout au plus eu un peu de mal à nous plonger dans les bras de Morphée suite au premier contact avec le Col de Vence. Tout en petit déjeunant, nous établissons un planning pour la journée et la nuit suivante. Exploration du Col pendant la journée, rendez-vous à l’auberge avec la personne de référence en matière de Col de Vence en début de soirée, et retour nocturne sur le Col. Le tout entrecoupé des excellents repas servis à l’Auberge de l’Escaou qui mérite cette publicité et dont voici les coordonnées :

Auberge de l’Escaou
Place de l’Escaou
06140 Coursegoules
Tél. : 04.93.59.11.28
Fax. : 04.93.59.13.70
Escaou@wanadoo.fr
www.hotel-escaou.com



De jour, le Col de Vence ne ressemble plus tout à fait à la vision que l’on peut s’en faire de nuit. Le temps semble se suspendre aux sommets arides et décharnés qui vous entourent. L’endroit n’a pas vu une goutte de pluie depuis deux mois et demie. Pourtant, les senteurs de thym et de lavande accompagnent d’une note suave le mauve piquant des chardons dans lesquels viennent chanter les cigales. Soudain, vous comprenez que le Col vous happe, vous garde et ne vous lâche plus.
Nous sommes retournés à l’endroit ou se trouvent les œuvres peintes sur les pierres. De jour, l’ensemble est moins parlant et les personnages semblent se reposer de leurs ébats nocturnes. Cà et là, nous retrouvons des traces de présence de chèvres et de moutons, seul bétail qui peut consommer la flore locale. Jacky nous fait très justement remarquer les grandes surfaces plus ou moins circulaires dans lesquelles aucune pierre ne se trouve. Nous en concluons que des générations de bergers les ont enlevées petit à petit afin de permettre à la flore de s’épanouir, et de construire ces petits abris et murs que nous retrouvons un peu partout.
A notre retour sur le parking, une surprise plus ou moins désagréable nous attend. Nous sommes abordés par un monsieur qui semble dans un état d’excitation enthousiaste par rapport aux phénomènes censés se produire au Col de Vence. Comme nous voulions à tout prix éviter ce genre de situation, nous tentons d’expliquer que nous sommes de simples touristes en train d’admirer le paysage. Malheureusement, notre homme est observateur car il a aperçut une plaquette de notre association au travers des vitres de notre véhicule. Tant bien que mal, nous parvenons à nous soustraire de l’encombrante présence. Là encore, comme nous le verrons, l’espèce de magie présente sur ce lieu est en train d’opérer une subtile alchimie pour réunir les hasards…

Nous occupons le reste de la journée en arpentant le Col en long, en large et en travers, non sans inévitablement retomber sur notre quidam qui se met à questionner les quelques rares habitants qu’il croise. Cette situation est évidemment très gênante pour nous car elle risque de nous causer du tort. J’avais, le matin, essayé d’aborder très délicatement le sujet avec la charmante serveuse de l’auberge. Celle-ci s’est immédiatement emmurée dans une chape de silence. Cette manière de faire est, je l’avoue, une grossière erreur doublée d’un manque de tact. Je m’en excuse et demande instamment aux lecteurs qui voudraient faire leur propre expérience du Col de respecter la population locale et de ne surtout pas l’importuner. Il en va de même pour le site qu’il faut parcourir avec déférence et respect. Nous n’avons que trop vu de rejets de civilisation comme des bouteilles vides et des papiers gras dont le lieu ( et d’ailleurs la nature en général ) n’a aucun besoin.

Le début de soirée approche et notre fébrilité augmente, sachant que nous allons rencontrer la personne qui connaît le mieux la panoplie des phénomènes qui se manifestent au col. La journée que nous venons de passer a laissée de très belles images dans nos esprits et nos boîtiers photos. Décidément, cette montagne est une maîtresse que l’on a de cesse de découvrir et de redécouvrir. Elle vous manque dès que vous l’avez quittée. D’ailleurs, nous ne pensons qu’au moment où nous reviendrons avec la personne en question.
Confortablement attablés, nous rencontrons enfin notre contact. Celui-ci est très étonné de notre présence à l’Auberge de l’Escaou et veut savoir comment nous avons pu nous retrouver ici. En effet, nous logeons tout bonnement dans le lieu de rassemblement, le « PC », des groupes qui étudient le Col depuis longtemps ! C’est peut-être l’espèce de magie présente qui opère…
Il nous parle de la situation tout en nous montrant des photographies plus que troublantes. Il délivre également quelques messages et comprendra au travers de ce texte que nous les avons bien compris.
Très avenant, il propose et qui plus est que nous allions le voir chez lui, le lendemain, pour visualiser un film qui montre un triangle en vol. Nous devons, hélas, décliner cette proposition fort sympathique pour cause de trajet retour. Notons qu’au moins cinq de ces mystérieux triangles ont été vus depuis 1995.
Nous remontons ensembles au Col. Bien qu’il ne puisse pas rester, et en étant tenaillé par le temps, notre contact nous indique avec gentillesse les lieux où les phénomènes sont particulièrement « présents ». Il nous indique également la conduite à tenir en cas de manifestations disons plus « physiques » comme les jets de pierres. Nous le laissons repartir à contre-cœur, non sans l’avoir remercié, et avec la ferme intention de rester en contact.

La nuit est tombée. Nous sommes tous les trois sur un lieu que les équipes qui viennent ici appellent « le plateau », lui-même situé au-dessus des « trois pierres ». L’endroit est situé sur le côté que nous trouvions « moins spectaculaire » la nuit précédente ! Dans le silence juste troublé par le passage des gros insectes nocturnes, tous nos sens sont à l’affût. Mais il ne se passe rien. Nous recommençons toutefois a prendre des photos. Soudain, sur le chemin en contrebas, le faisceau des phares d’une voiture déchire la nuit, aussitôt suivie par un autre véhicule. Il nous semble bien reconnaître dans ce dernier le modèle conduit par notre empêcheur de tourner en rond de la journée. Nous décidons de ne pas nous manifester et de « laisser faire la nature ». Au bout d’un moment, les trois nouveaux venus remarquent notre présence et tentent une approche prudente. Hormis notre « folklorique » personnage, le trio est composé de deux membres de l’une des équipes d’étude du Col de Vence. Ceux-là mêmes avec qui Christian Kiefer avait pris contact avant de partir. Mieux ! Ils recherchaient justement les trois membres de l’association SPICA présents au Col. Inutile d’expliquer aux lecteurs qui a vendu la mèche… La magie présente venait de réunir les hasards, pour la deuxième fois.
Nous faisons bien sûr connaissance, et c’est le plus naturellement du monde qu’ils nous proposent de nous guider pendant cette nuit. A la plus grande joie de notre trouble fête qui n’en espérait pas tant !
Après avoir attendu encore un peu sur le « plateau », sans résultat, nos amis décident de nous amener sur la route qui mène à Coursegoules. Il y là un endroit ou nous aurons peut-être la chance d’observer les fameux jets de pierres. Nous stationnons les véhicules un peu avant, dans un dégagement, et gagnons l’endroit en prenant des photos tout en discourant. Et là, l’impensable se produit. Ayant pris un peu d’avance en compagnie de Jacky, nous entendons l’un de nos deux accompagnateurs dire :
« Voilà, venez voir »
Sur la photographie numérique qu’il vient de réaliser, Jacky et moi vus de dos sommes accompagnés par une superbe boule matérialisée au-dessus de nos têtes. Mon premier réflexe est de regarder en l’air, mais il n’y a rien ! Je précise que Christian était tout le temps à côté du photographe. Une supercherie est donc totalement exclue.

cdv02.jpg
Nous arrivons sur l’endroit ou se produisent les jets de pierre ; Un flanc de montagne qui vient flirter avec la route avant de se perdre dans un contrebas très profond. Nos amis commencent à nous distiller très sobrement leurs différents vécus sur le Col de Vence. Il est beaucoup trop tôt pour coucher leurs révélations sur le papier et là n’est pas notre propos. D’ailleurs, nous laissons le soin aux équipes engagées sur le projet de faire ce travail. Que le lecteur sache simplement que la lumière peut se comporter de façon non conventionnelle et que les jets de pierre peuvent se révéler fort dangereux et vous suivre sur des kilomètres.
Le flanc de montagne rayonne la chaleur emmagasinée pendant la journée. Tout en haut, un roc en saillie découpe une ombre menaçante sur le ciel. S’il ne se passe rien pendant les cinq minutes qui suivent notre arrivée, nous changerons d’endroit. Le bruit caractéristique de pierres qui s’entrechoquent se fait entendre. D’abord doucement, et de plus en plus fort. Si nous observons et constatons maintenant un jet de pierres, il est certain que nous ne prendrons pas le chemin du retour le lendemain. Mais la montagne bouge et travaille. Il s’agit simplement d’un éboulis. Placé dans un tel contexte, je vous laisse imaginer combien ce phénomène naturel nous a surpris. Le Col devance toujours un peu la vigilance des individus venus l’étudier !
Nous avons changé d’endroit. Le lieu-dit « Saint Barnabé » débute par un semblant de parking en décaissement. Il faut ensuite progresser à pied sur un vaste plateau entrecoupé de sentiers. Là aussi, nous pouvons avoir l’occasion d’assister aux manifestations des anomalies. Nous marchons, prenons des photos… C’est en ce lieu que le Col de Vence en lui-même produit sa plus grosse impression sur nous. Il s’agit de l’un de ces endroits que l’on croit connaître depuis toujours, et qui ne se révèle jamais vraiment.
Ensembles, nous avons la perception d’un, puis d’un deuxième éclair. Christian nous fait remarquer que la foudre est différente de ce que nous venons d’observer. D’ailleurs, le phénomène semble très proche du sol et se produit dans un vallon, hors de notre vue. Nos deux amis confirment qu’ils n’ont jamais rien vu de semblable au Col. Nous pressons le pas alors que les éclairs recommencent. L’explication est pourtant banale. Il est deux heures du matin et un groupe vêtu de capes fait des photos d’un modèle féminin qui lui ne porte rien. Ce que nous avons vu est un flash professionnel qui illumine la jeune fille qui pose sur un fond de pierres décorées pour la circonstance. Notre arrivée va surprendre le petit groupe et obliger le modèle à se couvrir. Nous passons assez vite notre chemin ( et n’allez pas raconter que je suis passé moins vite que les autres ), conscient que nous dérangeons quelque peu !
Mais la longue promenade nocturne s’achève. Il faut songer à dormir un peu. Nous prenons congé de nos nouveaux amis, ainsi que de notre « fidèle suiveur », et regrettons déjà de devoir quitter le Col de Vence.

Après notre retour, nous avons appris que notre indésirable accompagnateur est toujours là-haut. Il s’avère qu’il s’agit d’une sorte d’hermite. Peut-être a t’il choisi de se fixer dans ce lieu emprunt de mystères ?
Pour notre part, le déplacement se révèle très positif. Nous savons que d’autres, avant nous, sont revenus sans résultat. Hormis la photo sur la route de Coursegoules, au moins seize des prises de vues de Christian présentent des anomalies. Jacky a eu moins de chance. Toutes ses photos sont normales. Pour ma part, la troisième vue évoquée plus haut montre une grosse boule qui semble flotter au-dessus du sol. J’ai aussi constaté que la deuxième vue du deuxième film est vierge de toute image, alors qu’il ni a aucune raison et que mon appareil ne m’a encore jamais fait défaut. De plus, en examinant le récapitulatif papier, il semble que la photo montre tout de même quelque chose. Le négatif sera mis en développement.
Voilà, je pense que tout est dit sur cette première approche du Col de Vence. Pourtant, et malgré la longueur du texte, je veux conclure en disant que le Col ne se raconte pas. Il se vit. Et, surtout, il se mérite. Ailleurs, c’est ici.



Dominique Schall,
Pour le groupe d’étude C.D.V.


* Groupe d’étude du Col de Vence.


Date de création : 24/01/2005 @ 18:56
Dernière modification : 30/01/2005 @ 11:05
Catégorie : Espace expression
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Réaction n°3 

par Po le 25/11/2006 @ 18:25

Bonjour, juste pour compléter la visite de cet article, je viens de finir le site sur la présentation des pierres peintes de l'artiste Daniel Fillod mentioné plus haut et exposées au Col de Vence. Je me permet de vous laisser son adresse pour permettre, si vous l'acceptez, une plus ample visite de son travail.

http://peintresurpierres.eu

Merci à vous.
J'ai envie de vous laisser un clin d'oeil en remarquant que pour bien des gens les artistes sont un petit peu des extra-terrestres... Amitiées.

Péo.


Réaction n°3 

par franck le 17/02/2008 @ 17:39

bonjour , je me suis rendu au col en août 2007 .j'ai quelques photos assez étranges , trait lumineux , alors que c'était le noir total ,petites  boules vertes , non visibles au moment de la prise de vue  et quelques "orbs"...

Daniel ! vos oeuvres sont vraiment magnifiques ! quel artiste ! je me suis régalé à les prendre en photos , de jour , de nuit etc ... ça donne des reliefs et  des ressentis différents ! chaque angle a été "exploité" !  encore bravo !

sinon , je compte y retourner cet été , pour un ou deux jours .on verra bien ...

je vous souhaite à toute et à tous de vivre quelque chose d'insolite en cette année 2008. cordialement ! franck


Réaction n°2 

par DanielFILLOD le 30/01/2006 @ 22:16

Chers amis,

Je viens par hasard de découvrir ces lignes à propos du Jardin de pierres suspendues aux lèvres de la Liberté et de la Tolérance".Je suis heureux que cette oeuvre que j'ai réalisée en 2003 ai pu retenir votre attention pendant quelques lignes.

Je peins sur les pierres depuis 6 ans et j'ai découvert la force et la parole des pierres.J'ai travaillé des mois au sommet du Col.Je dois vous signaler que les pierres peintes o­nt des pierres que j'ai apportées de la carrière de Gourdon et qu'en aucun cas je n'aurai osé peindre des  pierres"vivantes" c'est-à -dire des pierres du sol même.

J'ai écris des textes à propos de cette aventure et je dois dire que plus d'une fois j'ai senti le "chant des pierres".

J'ai ainsi laissé ma trace"professionnellement à Miramas devant la Médiathèque,Vaison à la ferme des arts,Moustiers Ste Marie derrière l'église,L'Argentière la Bessée sur l'esplanade de l'ancien château,Carros devant le Forum J.Prévert,en Inde  à Jaipur au centre d'art contemporain JKK et chrz des particuliers près dans le jardin..

Vous pouvez visiter ces lieux.Je vais retourner travailler au col de Vence au printemps car j'ai remis des pierres en place de lles vendues(il faut vivre) et remettre en place deux oeuvres que quelques vandales o­n fait tomber au sol.

et j'aurai à nouveau grand plaisir

sous la brume,au soleil dans le vent les épines,les crottes de chèvres,les parfums.

Bien à vous

Daniel Fillod


Réaction n°1 

par franck le 19/01/2006 @ 15:58

je m y suis rendu en 2001 une nuit. rien a signaler. mais je compte y passer quelques jours en solitaire quitte a y passer des nuits blanches. j ai fait l acquisition d un appareil numerique et j espere que la chance me sourira.je n ai pas encore de date definie.mais en cas d observations interessantes je vous en ferais part. avec photos a l appui j espere.je pense y aller lorsque le temps sera plus clement.surement a la fin du printemps.bravo qd meme a votre equipe d avoir essaye d y voir plus clair ds cette affaire.salutations.

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