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Faux et usage d’ufaux
Communiqué de l’association SCEAU/Archives OVNI
A la suite du passage de trois membres de notre association dans l’émission La vague d’Ovnis, les animateurs de la station de radio Ici et Maintenant ont cru bon de résumer comme suit notre intervention sur leur site Internet : « 25 janvier : L’association S.C.E.A.U. collecte les archives Ovnis pour les zététiques ». Et lors de l’émission du 1er février, le responsable de la station a exhorté les ufologues à ne pas donner au SCEAU la moindre archive, afin que cela ne tombe pas dans les mains des « zététiciens ».
Ces allégations sont totalement fantaisistes et nous ne voyons pas comment les propos que nous avons tenus à l’antenne peuvent être interprétés de façon aussi opposée à la réalité.
Nous devons à tous les chercheurs qui nous font confiance et à toute la communauté ufologique de rétablir ici l’exacte vérité :
- le SCEAU assure la sauvegarde des archives ufologiques qui lui sont confiées à l’intention de tous les chercheurs, quelle que soit leur orientation.
- nous sommes de farouches partisans de la liberté de circulation de l’information, et déplorons notamment qu’en France, les conditions d’accès à certains types de documents officiels soient si restrictives.
- les archives proprement dites sont déposées exclusivement, comme nos statuts nous en font obligation, aux Archives Nationales et aux Archives Départementales, où tout le monde peut les consulter, sous réserve de délais de consultation (légaux ou demandés par le cédant) pour certains documents.
- seuls des livres sont placés dans des bibliothèques publiques, qui sont actuellement au nombre de trois : la Médiathèque du Pontiffroy à Metz, la Maison d’Ailleurs (musée de la science-fiction) à Yverdon (Suisse) et la bibliothèque du Laboratoire de zététique de l'Université de Nice Sophia-Antipolis. C’est de la mention de ce Laboratoire qu’est partie l’interprétation délirante de nos propos. Or celui-ci est un organe officiel d'une université d'Etat, donc de l’Education Nationale, et est totalement distinct du Cercle zététique.
- les ouvrages qui y sont déposés sont librement consultables par le public (pas seulement pas les zététiciens !), et le contrat que le SCEAU a signé avec ce laboratoire comme avec les autres bibliothèques nous permet de les récupérer si cette condition n'est pas respectée.
- le SCEAU en tant qu'association n'a aucun lien avec quelque organisme que ce soit se réclamant de la zététique, mais rien n'empêche évidemment un de ses membres d'adhérer à titre individuel à un tel organisme.
- le SCEAU est une association pluraliste, qui ne promeut ou ne rejette aucune hypothèse, et les opinions de ses membres sur la nature des ovnis sont très variées. Elles vont de l’hypothèse extraterrestre ou de celle des voyageurs temporels à un scepticisme pragmatique qui n’a rien à voir avec un refus a priori de l’existence possible d’une réalité qui nous dépasse. Cela ne nous empêche pas de collaborer à l’œuvre commune dans le respect des convictions de l’autre, ce que certains extrémistes des deux bords ne parviennent sans doute pas à comprendre.
- la neutralité statutaire du SCEAU nous impose un devoir de réserve quand nous nous exprimons au nom de l’association, et nous pouvons dès lors sembler n’avoir « rien à dire », comme on peut aussi le lire sur le site d’Ici et Maintenant. Le rôle du SCEAU n’est pas de porter une appréciation sur des cas et encore moins de raconter des anecdotes croustillantes.
Tout cela est parfaitement vérifiable par toute personne qui veut bien s’en donner la peine.
L’ufologie française n’a déjà que trop souffert d’exclusives et d’anathèmes en tout genre. Ces attitudes sectaires ne peuvent que nuire au progrès de la recherche et à l’image que l’ufologie donne d’elle. Jeter la suspicion sur des personnes ou des groupes sur la seule foi de l’idée simpliste, voire fausse, que l’on se fait de leurs opinions et actions relève du même mode de pensée que celui qui inspire le racisme, la xénophobie et toutes les formes d’intolérance.
Que les ufologues ne se laissent pas égarer par de faux prophètes : confier la sauvegarde des archives au SCEAU est le plus sûr moyen d’assurer leur pérennité et leur libre accès à long terme.
Pour le SCEAU/Archives OVNI,